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Lydia Képinski: ce soir on danse

Lydia Képinski
Photo courtoisie, Gaelle Leroyer

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Depuis son premier album, Premier juin, Lydia Képinski a vécu différentes situations qu’elle a voulu transposer dans son nouvel album, Depuis. Ce disque très rythmé, l’auteure-compositrice de 28 ans l’a imaginé entre Montréal, Paris, Bruxelles et Varsovie. 

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Quand la pandémie a forcé la fermeture des bars, Lydia Képinski s’est retrouvée sans endroit où lâcher son fou. «J’ai trouvé ça dur de ne pas être capable de sortir danser, dit-elle. Dans le jour, je me faisais alors des beats. Le soir, je mettais des lumières dans mon sous-sol et je me faisais croire que c’était le fun. Ç’a quand même marché pour vrai, étonnamment!» 

Après avoir sorti une version remix de Premier juin, et avoir ensuite remixé ces remix pour les concerts, Lydia Képinski s’est rendu compte qu’elle aimait offrir des prestations énergiques où les gens pouvaient se déhancher. C’est avec cet esprit festif en tête qu’elle a abordé la création de Depuis

En écoutant l’album, on se rend compte que l’on voyage un peu partout. Il y a Montréal, sur la ludique MTL me déteste. Puis, Paris et Bruxelles se retrouvent sur Deux jours. Et on s’en va à Varsovie, en Pologne, avec Vaslaw

D’origine franco-polonaise, Lydia Képinski est allée pour la première fois visiter la Pologne à l’été 2021. «Je devais y aller en mars 2020, la semaine où tout a fermé, dit-elle. J’ai pu me reprendre l’été dernier. J’y suis allée trois semaines seule. Les gens ne comprenaient pas que je ne parle pas polonais et que mon nom finisse en “ski”! [rires]» 

Admiration mutuelle 

L’album Depuis, Lydia Képinski l’a conçu à nouveau avec Blaise Borboën-Léonard à la réalisation. «On travaille ensemble depuis mon premier EP, dit-elle. On se connaît vraiment bien. La nature de notre relation est quand même basée sur l’admiration.» 

«À l’époque, je tripais beaucoup sur Hôtel Morphée [groupe dans lequel jouait Blaise]. Après la séparation du groupe, je l’avais croisé au Verre Bouteille. Après quelques shooters pour essayer de me motiver, j’étais allée le voir et je lui avais demandé s’il était intéressé à réaliser mon EP. Après avoir entendu un peu les maquettes, il avait dit oui!» 

Lydia Képinski
Photo courtoisie

Au fait, pourquoi Lydia a-t-elle appelé son album Depuis? «Je voulais que ce soit un marqueur de temps. Premier juin, c’était une date. Et je trouvais que Depuis avait vraiment du sens. Quand je l’ai dit à mon équipe, tout le monde trouvait ça dégueulasse! [rires] Je leur ai dit que ça allait être malade, parce qu’après Premier juin, il y a eu le single Depuis. Et depuis [la sortie de la chanson] Depuis, il y a [l’album] Depuis! C’est juste un troll linguistique.» 

► L’album Depuis est disponible. Quelques concerts auront lieu au Québec ces prochaines semaines. Pour les dates: lydiakepinski.com

Cinq chansons de Depuis expliquées:  

MTL me déteste

 «Je me baladais dans la rue, c’était le printemps, il faisait super beau. Je me suis dit: et si tout le monde me détestait? Je me suis dit que ça n’allait jamais pouvoir entacher cette magnifique journée. C’était un peu ça l’idée. [...] Pour le vidéoclip, réalisé par Alec Pronovost, on s’est demandé comment mon personnage pouvait être le plus gossant possible, de façon à ce que les gens me détestent vraiment.» 


Deux jours

«En introduction, on entend un gars qui s’appelle Flavien Berger et qui habite en Belgique. Une fois, quand on était en France, je suis allée passer une semaine à Bruxelles. Je me suis permis de lui voler un message vocal que j’ai intégré avec une méthode d’échantillonnage. Dans la chanson, je me trouve à Bruxelles, mais je suis en train de me rappeler ce qui s’est passé à Paris.» 


Vaslaw

«J’ai écrit cette chanson avant d’aller en Pologne. C’était comme un fantasme. Je m’imaginais être à Varsovie et faire la fête. J’avais ensuite une histoire d’amour trouble avec un gars. Finalement, ç’a été une chanson prémonitoire!» 


Arbol

«C’est juste un regard sur ma gestion de la solitude. Pour moi, la solitude est extrêmement nécessaire. J’aime beaucoup être dans ma tête. C’est ce qui me permet d’avoir l’espace pour créer.» 


Anaël

 «C’est un peu une bulle, cette chanson-là. Le gars ne s’appelle pas comme ça pour vrai, mais je trouvais que c’était un beau nom. C’était juste une personne qui m’évoquait beaucoup de belles images picturales... et de sexualité. [rires]» 


Trois questions à Lydia Képinski  

Lydia Képinski
Courtoisie Conform

Quel souvenir gardes-tu de ton voyage en Pologne, toi qui as des origines franco-polonaises? 

«J’ai vraiment aimé Varsovie, mais j’ai trouvé Cracovie un peu touristique. Au départ, je devais y aller en mars 2020. Je m’étais acheté un billet d’avion juste avant la pandémie. Le 13 mars, j’avais un Airbnb réservé à Cracovie... Évidemment, j’ai tout annulé. À l’été 2021, j’ai pu me reprendre et j’y suis allée seule pendant trois semaines. J’ai rencontré plein de gens sympathiques. Je me suis trouvé des points d’ancrage. J’ai regardé s’il y avait des archives là-bas qui me concernaient. Mais je n’ai rien trouvé. [...] J’ai aussi rencontré un gars qui s’appelait Boris. Il était genre francophone et polonais. C’était le rêve, quand tu veux rencontrer une culture pour vrai. On se racontait des anecdotes sur Staline toute la journée. C’était cool!» 

En février 2020, des sites à potins écrivaient que tu étais en couple avec le chanteur Émile Bilodeau? Qu’est-il arrivé avec cette histoire? 

«On n’a pas vraiment sorti ensemble, mais on se croyait vraiment! Après un spectacle avec l’OSM, on s’est fait prendre en photo devant un sapin de Noël. Quand le photographe nous a montré la photo, j’ai dit à Émile qu’on pouvait sûrement faire croire au monde entier qu’on sort ensemble. Il a tellement apprécié l’idée... Je pense qu’il aimait un peu trop l’idée, en fait! [rires] [...] On est devenus vraiment amis [depuis]. Pendant la pandémie, on allait jouer au hockey ensemble. On a aussi regardé Tiger King ensemble. C’est vraiment mon bon ami. [...] On n’a jamais été un couple, disons. J’avais envie de mener une expérience et un peu d’intégrer le royaume du potin, mais de manière vraiment contrôlée. Je ne voulais pas que le récit soit contrôlé par quelqu’un d’autre. Là, je n’avais pas l’impression qu’on me dépossédait de quelque chose. J’avais l’impression que je construisais quelque chose, même si c’était faux. J’ai apprécié avoir cette expérience-là, car je me pose beaucoup de questions sur les médias. Le résultat des courses, c’est que les gens ne font pas beaucoup de recherches. La seule source, c’était nos comptes Instagram respectifs, avec une publication vraiment vague, en plus!» 

Comment s’est passé ton passage au festival South By Southwest, au Texas, en mars dernier? 

«C’était vraiment cowboy, c’était tellement drôle et vraiment le fun! En même temps, on cassait le show et ça nous a fait réaliser qu’il y avait des affaires à travailler encore. J’ai comme un peu une nouvelle formation. Les chansons sont un peu plus difficiles. Mais c’était vraiment le fun. On était avec la gang de Choses sauvages et Laurence-Anne. On a vraiment eu du plaisir et ç’a fait du bien. On est tous revenus avec la COVID, par contre! [rires] [...] C’était la première fois que je jouais aux États-Unis. J’ai fait deux spectacles dans un endroit grand comme l’Escogriffe, devant environ 200 à 250 personnes. [...] On a vécu quelque chose de tellement Texas là-bas! Après notre deuxième spectacle, il y a eu une annonce. Quelqu’un a pris le micro et a dit qu’il y avait une fusillade dehors. Il nous interdisait de sortir parce qu’il y a un gars qui était en train de tirer dehors, en face du bar! Apparemment, c’était un règlement de comptes.» 

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