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«Merci aux partisans et je vous aime»–Guy Lafleur

DOSSIER Guy Lafleur - Varia
Photo Chantal Poirier Guy Lafleur était comme un grand livre ouvert.

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Le 30 janvier 2021, j’étais choyé que Guy Lafleur ait accepté de lancer cette nouvelle chronique. Sa générosité légendaire m’a permis de partager avec vous de beaux moments. Il était rayonnant au téléphone, son rire était communicatif et il était confiant de gagner sa bataille contre le cancer. Dernièrement, il tenait beaucoup à ce que je vous livre ce message : « Merci aux partisans pour tout ce que vous avez fait pour moi et je vous aime ». Voici le contenu de ma conversation pour ma chronique avec Guy Lafleur. 

Bonjour Guy, merci de prendre le temps de me parler. Il me répond : « Je suis en train de déneiger ma voiture. Une fois l’affaire terminée, je rentre dans la maison pour te téléphoner. » Vingt minutes plus tard, mon téléphone sonne.


Tout d’abord, comment est ta santé ?

C’est très encourageant, car les médecins ont réduit le nombre de mes traitements. 


Qui est la première personne à avoir cru en ton talent ?

C’est Normand Chouinard qui m’aidait avec mes études à Thurso. Je n’ai jamais oublié ses paroles que je comprends mieux aujourd’hui : « Guy, un jour, tu ne t’appartiendras pas. »  


Es-tu toujours actif ?

Je fais des marches avec mes chiens et du tapis roulant.


Du talent pour les travaux manuels ?

Je devais changer mes quatre portes de la maison. J’ai commis une petite erreur en commençant par couper le haut des portes. Résultat : quatre nouvelles portes, et engager un menuisier.


Un souvenir d’enfance ?

Je pense souvent aux beaux moments que j’ai passés avec ma mère et mon père, et les rencontres familiales à Thurso. 


Une grande peine ?

Les problèmes de santé de mon fils Marc m’ont beaucoup affecté. Aujourd’hui, je suis fier de le voir s’affirmer dans la vie. 


Dernièrement un moment émotif pour toi ?

L’été dernier, j’étais au CHUM pour subir des traitements, alors que je croise Derek Aucoin. Le message d’espoir que Derek m’a transmis m’a profondément touché. 


Parle-moi de ton agent. 

Cela me touche beaucoup de travailler étroitement avec mon fils Martin.


Plus long voyage comme capitaine de ton bateau ?

Pendant quelques années, j’ai fait du bateau l’été un peu partout au Québec. Mon plus long voyage m’a mené de Montréal aux Îles-de-la-Madeleine. 


Plus long voyage aux commandes d’un hélicoptère ?

Je me suis rendu à Las Vegas. J’ai mis trois jours à franchir le trajet.  


Un coup de cœur pour un paysage ?

Lors de mon voyage en hélicoptère à Las Vegas, j’ai été tellement ébloui par l’immensité du Grand Canyon et du désert. 


Des talents musicaux ?

Je n’ai aucun talent pour chanter et comme musicien encore moins, je ne suis même pas capable de jouer des cuillères musicales.  


Plus grande fierté ?

C’est sans aucun doute que ma mère et mon père étaient fiers de moi. 


Ton premier emploi ?

Plus jeune, durant l’été, je travaillais à la ferme familiale. J’adorais nettoyer l’enclos des animaux, traire les vaches à la main et conduire le tracteur. 


Le premier repas que tu as fait pour ta future épouse ?

Je demeurais en appartement à Longueuil. J’avais préparé pour Lise un macaroni au fromage, mais j’avais oublié de mettre les nouilles dans l’eau. Résultat : des pâtes dures comme de la roche.  


Ta première voiture ?

Avant de signer mon contrat avec les Remparts de Québec junior, je me promenais à vélo, car je n’avais pas de voiture jusqu’au jour où les Remparts m’ont fourni une Buick Le Sabre. 


As-tu toujours aimé les chiens ? 

Au début de ma carrière avec le Canadien, j’ai loué une maison de ville à L’Île-des-Sœurs. Ils m’ont avisé que c’était mon chien ou moi qui devait quitter. J’ai quitté avec mon chien.  


Le nom de ta première équipe ?

À ma première année, j’évoluais dans les catégories moustique, pee-wee et bantam de Thurso.


Ville préférée aux États-Unis ?

Los Angeles, avec ses magnifiques restos que Claude Quenneville, descripteur des matchs du Canadien, l’acteur québécois Donald Pilon et moi découvrions.


Mets préféré ?

J’aime bien déguster un bon repas italien et les mets québécois du temps des Fêtes. 


As-tu aimé ton expérience comme restaurateur ?

Oui, mais je trouvais cela malheureux ne pas pouvoir être présent tous les soirs pour accueillir la clientèle. 


Moment précieux de détente ?

Avec un grand rire : chez le barbier Menick à 6 heures du matin, alors que je m’amuse à discuter de tout et de rien avec lui. 


L’influence de ton père ?

Lorsque je le voyais assis au bord de la bande près du filet, au Forum, son regard vers moi pendant une pause était ma plus grande source de motivation. 


Crois-tu succéder à Maurice Richard et Jean Béliveau ? 

Je n’ai jamais succédé à Maurice Richard ni à Jean Béliveau. C’est plutôt un privilège pour moi de faire partie de ce trio. 


La ville de Québec représente quoi pour toi ?

Québec, c’est ma deuxième maison. Ma participation au tournoi pee-wee, gagner la coupe Memorial, ma rencontre avec Lise, qui allait plus tard devenir mon épouse, et l’endroit où j’ai terminé ma carrière. 

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