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Leur maison criblée deux fois de balles en un mois

La famille de L’Île-des-Sœurs est terrifiée après ces coups de feu en pleine nuit

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Une famille terrifiée après que leur maison eut été ciblée deux fois par des coups de feu en plein milieu de la nuit, à L’Île-des-Sœurs, réclame des actions concrètes de la Ville, craignant de voir leur cauchemar ne jamais s’arrêter. 

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« On est terrorisés. On vit dans la peur. Il y a quatre enfants à la maison. Je ne veux pas qu’on se réveille un jour sur un drame. Je veux que ça bouge. On est en danger à Montréal. Ce n’est pas sécuritaire », a soufflé hier avec émotions la mère de famille apeurée, qui ne veut plus être identifiée par crainte de représailles. 

Une agente enquête lors des premiers coups de feu tirés sur la résidence de l’Îles-des-Sœurs, le 1er avril.
Photo Agence QMI, Erik Peters
Une agente enquête lors des premiers coups de feu tirés sur la résidence de l’Îles-des-Sœurs, le 1er avril.

Dans la nuit de vendredi à samedi, la police de Montréal a été appelée à se rendre sur les lieux pour des coups de feu. Sur place, ils ont trouvé des douilles et des impacts de balle, mais aucun suspect n’a encore été appréhendé. 

Heureusement, personne n’a été blessé. 

Mais quelques semaines plus tôt, le domicile situé sur le chemin du Golf avait déjà été la cible de tirs, que la famille expliquait comme des balles perdues à ce moment. 

Cette fois, la mère de famille se ronge les sangs, au point où elle a de la difficulté à fermer l’œil la nuit. 

« Ça va laisser beaucoup de cicatrices. Ça ne se fait pas de viser une maison avec des enfants. Quand je ferme les yeux, j’entends les coups de feu », a-t-elle relaté avec des larmes roulant sur ses joues.

« Je veux des réponses. J’ai tellement de questions. On est ciblés pour la deuxième fois, par qui ? Pourquoi ? », a-t-elle poursuivi. 

Des actions concrètes

Son conjoint et elle réclament plus de protection et de visibilité de la part de la police, en plus d’un poste plus près du quartier familial en expansion. 

« On est une petite communauté. Les gens sont inquiets. J’ai des enfants que je dois protéger », a dit le père de la famille. 

La maison a été ciblée à nouveau, vendredi.
Capture d'écran, YouTube
La maison a été ciblée à nouveau, vendredi.

Lors du passage du Journal hier, une trentaine de personnes, des voisins et des proches, s’étaient rassemblées devant la maison en signe de solidarité, pour ajouter leur voix à celle de la famille et réclamer des actions concrètes.

« On a le sentiment que la police n’est pas présente, a soupiré Mhamed Chemmssy, un voisin. Personne n’est venu pour aider la famille non plus, pour des vitres anti-balle ou du support psychosocial. »

Bilal Abdulkader, dont la fille est une amie d’une des occupantes de la maison, trouve « très inquiétant » de voir ce genre de violence dans le quartier familial.  

Besoin de sécurité

​« Il y a des enfants. On a besoin que la police, la Ville de Montréal se penchent sur la sécurité des familles d’ici. C’est vraiment terrifiant. Nous cherchons des réponses, nous cherchons de la sécurité et nous devons assurer la famille que ça va arrêter », a-t-il martelé. 

Il vaut mieux prévenir que guérir, estime Anwar Abdedrahim, le beau-frère de la mère, qui a offert d’héberger les enfants. 

La plus vieille, âgée de 14 ans, a refusé de laisser ses parents seuls à la maison. 

« J’ai essayé de rassurer les enfants en leur disant la première fois que c’étaient des balles perdues. Mais la deuxième fois, je n’avais plus rien à dire. Ce n’est pas une coïncidence », a-t-il déploré. 

« Ce n’est pas la bonne adresse qui est visée », a martelé à maintes reprises Marc Patenaude, un professeur qui a enseigné aux quatre enfants et qui connaît bien la famille. 

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