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Après Venise, le Québec...

Le cinéaste Éric Gravel présente son film ce soir

Éric Gravel
Photo courtoisie Éric Gravel

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Il a beau avoir lancé son nouveau film, À plein temps, à la prestigieuse Mostra de Venise en septembre dernier, le cinéaste franco-québécois Éric Gravel a des papillons dans le ventre à la veille de présenter le long métrage devant un public montréalais, ce soir, au Cinéma Quartier Latin.

C’est que cette projection spéciale organisée dans le cadre des Rendez-vous Québec Cinéma permettra à ce réalisateur installé en France depuis une vingtaine d’années de partager pour une rare fois le fruit de son travail avec des spectateurs québécois.

« Je fais des films en France, mais c’est sûr que c’est spécial de venir les présenter à la maison, au Québec », a confié le cinéaste au Journal.

« Quand on fait un film, on veut pouvoir le montrer à sa famille et à ses proches. Mardi [ce soir], il va y avoir dans la salle des amis d’enfance, des membres de ma famille et des anciens collègues de travail. C’est stressant, mais c’est un bon stress ! »

Comme un film d’action

Tourné en France l’an passé, À plein temps met en vedette la Française Laure Calamy (Appelez mon agent) dans la peau d’une mère monoparentale épuisée par le rythme effréné de son quotidien. Présenté l’automne passé dans la section Orizzonti de la Mostra de Venise – où il a récolté les prix de la meilleure réalisation et de la meilleure actrice –, le film a pris l’affiche le 16 mars dernier en France. 

Comme le personnage principal d’À plein temps, Éric Gravel vit à l’extérieur de Paris et doit utiliser les transports en commun quand il a des engagements dans la Ville Lumière. Or, quand une grève des transports éclate, un aller-retour vers Paris peut prendre des allures de course contre la montre. Le cinéaste québécois a d’ailleurs construit son film comme un thriller d’action pour illustrer à quel point l’héroïne ne cesse de courir pour maintenir la tête hors de l’eau.

« Quand tu t’enfarges le matin parce que tu as raté ton train, toute la journée peut aller mal par la suite, observe-t-il. Je voulais que dans le film, il y ait ce truc qu’on ressent quand on va voir un thriller d’action et qu’on s’inquiète pour le personnage principal. Ce qui nous tient en haleine quand on regarde ce genre de film, c’est qu’on connaît la mission du personnage et qu’on sait ce qui se passe dans sa tête. Je me suis dit que ça serait intéressant de recréer cette sensation et de la mettre au service d’un drame psychologique. »

À plein temps est le second long métrage d’Éric Gravel, après Crash test Aglaé, sorti en 2017. Avant cela, le Québécois avait lentement gravi les échelons du cinéma français en réalisant plusieurs courts métrages et publicités.

Né à Montréal, Éric Gravel a grandi à Verdun et a étudié le cinéma à l’Université Concordia. Au tournant du millénaire, il a décidé d’aller passer un an en France pour voir comment c’était de vivre là-bas. 

« Finalement, je suis resté un an, puis deux, et j’ai fini par faire ma vie ici », conclut-il.


À plein temps est présenté mardi à 21 h au Cinéma Quartier Latin et prend l’affiche vendredi partout au Québec.

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