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[VIDÉO] Un chauffard de 18 ans sauvé in extremis des flammes

Il a été extirpé de sa voiture avant de brûler vif par des policiers et un citoyen, après un violent capotage

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Un conducteur de 18 ans avec les facultés affaiblies a été extirpé in extremis par des policiers et un citoyen de sa voiture en feu après avoir provoqué un capotage qui a blessé ses trois passagères, samedi soir, à Saint-Constant. 

«Les gens autour ne faisaient rien pour aider. Je ne pouvais pas le laisser brûler vif», a confié François Buttle, qui a aidé au sauvetage. 

Il était chez lui, à trois rues du lieu de l’accident, lorsqu’il a entendu, peu après 23 h, d’énormes «bangs» ressemblant à des bruits d’explosion. 

À son arrivée sur place avant même les premiers répondants, il a vu la voiture virée à l’envers et en feu sur la rue Laplante, au cœur d’un quartier résidentiel. Un muret de briques et un véhicule stationné ont aussi été emboutis. 

Dans une vidéo de la scène captée par un résident du secteur, on aperçoit deux agents de la Régie intermunicipale de police Roussillon arriver rapidement et faire une première tentative pour s’approcher du véhicule qui est la proie des flammes. 

  • Écoutez l'entrevue de Philippe-Vincent Foisy avec François Buttle sur QUB radio:

Voiture en feu

Puis, ils essaient de l’autre côté de sortir le conducteur coincé, mais doivent reculer lorsqu’une petite explosion se fait entendre. François Buttle et un policier sont finalement parvenus à braver les flammes qui se propageaient tout autour du moteur en s’agenouillant au sol pour extirper le jeune.

«J’ai tenté une première fois de le sortir, mais il était attaché. Je l’ai détaché, puis on l’a tiré jusque dans le gazon. Le feu commençait vraiment à prendre de l’ampleur dans l’auto», a raconté au Journal M. Buttle. 

Le jeune chauffard de 18 ans aurait embouti un muret de briques et une voiture stationnée avant de terminer sa course au milieu de la rue Laplante, à Saint-Constant, où son véhicule a pris feu. La scène le lendemain témoigne de l’ampleur de l’accident.
Photo Agence QMI, Thierry Laforce
Le jeune chauffard de 18 ans aurait embouti un muret de briques et une voiture stationnée avant de terminer sa course au milieu de la rue Laplante, à Saint-Constant, où son véhicule a pris feu. La scène le lendemain témoigne de l’ampleur de l’accident.

Trois passagères à bord, d’âge mineur, ont réussi à sortir par elles-mêmes de la voiture. Elles ont été transportées au centre hospitalier pour soigner d’importantes blessures, mais qui ne mettaient pas leur vie en danger.

Malgré le danger, François Buttle dit avoir agi sans se poser de questions en pensant à ses cinq enfants, dont trois sont en âge de conduire.

«J’ai un grand-père qui a été brûlé au troisième degré. J’ai entendu parler toute ma vie des souffrances avec lesquelles doit vivre un grand brûlé. Je ne voulais pas ça pour le jeune», a-t-il ajouté.     

  • Écoutez la revue de l'actualité de Philippe-Vincent Foisy et Maude Boutet sur QUB radio:   

Facultés affaiblies 

Le conducteur âgé de 18 ans a été arrêté pour conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool ou la drogue causant des lésions, a confirmé Sandra Blouin, agente aux relations médias pour la Régie intermunicipale de police Roussillon. Il a été libéré sous promesse de comparaître au palais de justice, où il fera face à des accusations. 

«Il est vivant, il a droit à une deuxième chance dans la vie. Maintenant, on va voir s’il va saisir l’opportunité pour se reprendre en main et assumer ses actes», a espéré celui qui l’a sauvé. 

L’enquête policière se poursuit afin de comprendre la cause de l’accident.  

Deux ados s’en sortent avec plusieurs blessures 

Les parents de deux adolescentes blessées dans le spectaculaire accident de la route, survenu samedi soir à Saint-Constant, lancent une mise en garde quant aux conséquences de l’alcool au volant. 

«La vie ne tient qu’à un fil. Quand on est jeunes, on se pense invincibles et jamais on ne croirait qu’un accident comme ça peut nous arriver. Mais il faut réfléchir à toutes les conséquences lorsqu’on prend une décision», a dit Valérie Dion-Dubé. 

Maya Thomas, 14 ans, garde le sourire malgré ses nombreuses blessures causées par l’accident, dont des lésions à son visage.
Photo courtoisie
Maya Thomas, 14 ans, garde le sourire malgré ses nombreuses blessures causées par l’accident, dont des lésions à son visage.

Sa fille Maya Thomas, 14 ans, était assise à l’arrière de la voiture qui a fait un capotage sur la rue Laplante, vers 23 h 10, avant de prendre feu. Le conducteur âgé de 18 ans a été arrêté pour conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool ou la drogue causant des lésions.

«Je ne sais pas comment ma fille est encore en vie. C’est son amie Rafaele qui l’a aidée à sortir de l’auto», a laissé tomber Mme Dion-Dubé, toujours sous le choc.

Comme elle habite tout près du lieu de l’accident, la mère est arrivée sur place peu de temps après la violente embardée.

«Le conducteur est peut-être à blâmer, mais ma fille [qui n’était pas attachée] a aussi pris une mauvaise décision qui aurait pu être tragique. Après être embarquée dans l’ambulance avec elle, elle n’arrêtait pas de s’excuser», a ajouté Mme Dion-Dubé.

Photo courtoisie

Peur de sa vie

Maya Thomas, qui a eu la frousse de sa vie, a subi plusieurs blessures graves. Elle a entre autres un poumon perforé, une petite commotion cérébrale et des lésions au visage causées par des éclats de vitre. 

Elle a eu son congé de l’hôpital hier avant-midi et devrait s’en sortir sans séquelles physiques, selon sa mère.

«Elle a des exercices à faire pour travailler son poumon et il devrait se refermer par lui-même», a-t-elle fait savoir.

Bassin et clavicule fracturés, côtes fêlées, bleus sur les poumons : son amie Rafaele Barnett s’en tire également avec d’importantes blessures, a expliqué son père Danny au Journal. L’adolescente de 15 ans prenait aussi place sur la banquette arrière.

Hier, elle était encore hospitalisée pour au moins une autre journée à l’Hôpital de Montréal pour enfants. 

«Il y a des places pour faire le fou en auto, comme des pistes de course fermées, mais pas dans les quartiers résidentiels. Il faut garder ça pour les endroits où c’est permis et sécurisé. J’espère qu’ils vont tous avoir compris», a souligné M. Barnett.

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