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Délestage lié à la COVID-19: 2 à 3 ans pour rattraper les chirurgies

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Québec se donne deux à trois ans pour rattraper le retard accumulé dans les chirurgies en raison de la pandémie.

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Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a précisé son échéancier mercredi, dans le cadre de l’étude des crédits à l’Assemblée nationale. Il était questionné par le critique libéral Monsef Derraji.  

Dans un premier temps, le réseau de la santé se donne un an pour ramener au niveau prépandémique le nombre de personnes en attente d’une opération depuis plus d’un an. De 20 000 actuellement, Christian Dubé veut voir la liste d’attente diminuer à 3000 patients.  

«La priorité, c’est de réduire celles qui ont plus qu’un an», dit le ministre Dubé.  

Restent 140 000 chirurgies en attente depuis moins d’un an. 

M. Dubé se donne deux à trois ans pour réduire cette liste d’attente à 100 000, soit le niveau prépandémique.  

«Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on a les budgets pour le faire. Et lorsqu’on aura le personnel nécessaire, qui est très clé, on va être capables peut-être même d’accélérer», dit le ministre.  

Bonne nouvelle, le nombre d’employés absents du réseau de la santé en raison de la COVID-19 diminue. De quelque 13 000 récemment, ils sont désormais environ 8 900 à être absents.  

Vingtaine de cliniques privées

Une partie du plan Dubé pour mettre les bouchées doubles consiste à confier plus de chirurgies au privé.  

Pendant la pandémie, Québec a confié des opérations à une vingtaine de cliniques privées, contre seulement trois auparavant.  

Celles-ci ont réalisé environ 80 000 chirurgies dans la dernière année. «C’est énorme», s’est félicité le ministre, qui y voit un apport important pour le rattrapage.  

Mais le député solidaire Vincent Marissal fait valoir que les employés des deux réseaux, public et privé, proviennent du même bassin de ressources humaines. «On ne va pas importer d’une autre galaxie des infirmières, des inhalothérapeutes, des préposés aux bénéficiaires», a-t-il illustré.  

Ce à quoi Christian Dubé a répliqué que Québec s’affaire à former plus de personnel en santé.  

Pénurie d’infirmières

Mais déjà, le ministère de la Santé sait qu’il ne réussira pas à combler le manque d’infirmières face à une population vieillissante dont les besoins iront en augmentant.  

Il faudrait embaucher 28 000 infirmières (tous types confondus) au cours des cinq prochaines années, a confié une fonctionnaire qui accompagnait M. Dubé. «On sait déjà que la formation, la diplomation, l’immigration et toutes les autres mesures dont on vient de parler ne réussiront pas, de façon certaine, à combler ce besoin de 28 000», a expliqué Josée Doyon, sous-ministre adjointe à la gestion de la main-d’œuvre. 

«C’est pour ça qu’on doit travailler sur des mesures qui sont alternatives comme la télémédecine, les téléconsultations, toute la technologie qui peut nous permettre une meilleure utilisation des professionnels et de s’assurer que les infirmières sont vraiment concentrées sur les actes qui leur sont réservés, et non pas sur tout ce qui est environnant ou périphérique.  

En ce moment, 5340 infirmières seraient nécessaires pour combler les besoins de main-d’œuvre.  

Alerte Amber du jour de l’An

La fameuse alerte Amber du jour de l’An est également revenue dans les discussions.  

De nombreuses personnes avaient dénoncé ce signal d’alarme envoyé sur tous les téléphones cellulaires de la province pour avertir le public de l’entrée en vigueur du second couvre-feu.   

Le ministre Dubé a révélé qu’il n’avait pas été prévenu de l’envoi de l’alerte honnie. «Est-ce que je peux vous dire que je l’ai appris en même temps que vous?», a-t-il lancé.  

À ses côtés, la sous-ministre Dominique Savoie a également confié qu’elle n’avait pas été avisée de cette décision.  

La décision relevait plutôt de la Sécurité publique, selon qui «les citoyens devaient être adéquatement avertis».  

La ministre Geneviève Guilbault, précise-t-on à son cabinet, avait été prévenue de la mesure.  

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