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Google salive à l’idée de gérer les données du dossier santé

Le géant américain veut maintenant héberger les données des Québécois

GEN - CLAUDE FORTIN DE GOOGLE CANADA
Photo Martin Alarie Le directeur de comptes, responsable des relations avec les ministères et organismes au Québec de Google Cloud Canada, Claude Fortin, mercredi, devant les bureaux montréalais du géant américain.

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Après le portail Clic Santé, qui a traité jusqu’à 365 000 rendez-vous de vaccination en une seule journée au plus fort de la crise, Google s’intéresse au Dossier santé numérique (DSN) des Québécois.

« Oui, absolument, ça nous intéresse », répond sans détour au Journal Claude Fortin, directeur de comptes, responsable des relations avec les ministères et organismes au Québec de Google Cloud Canada quand on lui demande si le géant a de l’intérêt pour le Dossier santé numérique (DSN) des Québécois.

« La vitrine que Clic Santé a donné est un bel exemple de pertinence, de sécurité des données et de performance », poursuit-il.

Mercredi, Le Journal soulignait que Québec s’apprête à injecter 600 millions $ dans le réseau de la santé pour mettre fin à l’ère des fax. 

En entrevue, mercredi, Google n’a pas manqué de faire valoir qu’elle est prête à héberger les données du dossier médical des Québécois.

Pour le prouver, le géant a souligné que trois de ses employés ont épaulé la PME québécoise Trimoz Technologie pour « déployer plus d’une douzaine de nouvelles fonctionnalités chaque mois sans interruption de service » avec Clic Santé.

« Il fallait s’ajuster à la demande, qui était à peu près imprévisible. On se souvient qu’avec les annonces du ministre [Christian] Dubé, il fallait mettre la plateforme en ligne avec les bonnes données 24 heures plus tard », partage Claude Fortin, qui a été au cœur de la tempête.

Données encryptées

Il insiste : en aucun cas Google ne peut « voir » les données hébergées sur ses serveurs.

« À l’entrée, sur la plateforme, les données sont encryptées en transit. Au retour, quand elles sont dans les bases de données, elles sont aussi encryptées, donc il n’y a aucune perte de données possible », détaille-t-il.

En gros, Google s’occupe de l’infrastructure et de l’hébergement des données dans ses centres québécois.

« Il faut faire la différence entre les services publics (Gmail, YouTube, Search) et les services Google Cloud. Cloud fonctionne avec les mêmes infrastructures, mais en même temps, il y a une séparation », explique Claude Fortin.

Ex-député vedette

Alors qu’il approche l’État québécois pour offrir ses services, Claude Fortin dispose d’une carte maîtresse, lui qui connaît les rouages de la politique.

L’ex-député adéquiste Simon-Pierre Diamond, a comme mandat « d’accroître l’utilisation des produits et services de cloud computing de Google Cloud Canada Corporation au Québec », peut-on lire au Registre des lobbyistes.

« La plus-value de Ryan [la firme pour laquelle travaille Simon-Pierre Diamond] était les atomes crochus. On partageait les mêmes valeurs », conclut Claude Fortin.


Ces deux dernières années, Trimoz Technologie a reçu une douzaine de millions de dollars de contrats publics de toutes sortes en santé, dont certains projets avec Google Cloud, selon des données compilées par Le Journal. 

Clic Santé en chiffres  

  • Plus de 7 000 000 d’utilisateurs uniques  
  • 50 000 rendez-vous fixés en moyenne par jour  
  • Un pic de 365 000 rendez-vous quotidiens  
  • 80 000 connexions par jour en moyenne   
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