/investigations/health
Navigation

Pas de médiation prévue chez SOS violence conjugale

SOS violence conjugale
Photo Chantal Poirier

Coup d'oeil sur cet article

Dans la foulée des allégations entourant un climat de travail problématique chez SOS violence conjugale, la direction a invité, vendredi, les employées à dialoguer de façon constructive, sans toutefois faire appel à un médiateur pour y parvenir.

• À lire aussi: Climat de travail malsain à SOS violence conjugale

• À lire aussi: SOS violence conjugale: la ministre n’entend pas intervenir davantage dans le dossier

Notre Bureau d’enquête révélait plus tôt cette semaine qu’un climat de travail «malsain et toxique» régnerait depuis plusieurs mois chez SOS violence conjugale.   

La situation serait telle que le syndicat a fait parvenir en octobre dernier une lettre à deux ministres provinciaux pour dénoncer, entre autres, la violence psychologique, le harcèlement et le manque de respect qu’auraient subis des employées.   

«Les allégations mentionnées dans la lettre n'avaient jamais auparavant été apportées sous cet angle à la direction», a affirmé vendredi par communiqué la directrice générale de l’organisation, Jocelyne Jolin, qui qualifie cette missive de «moyen de pression».

Elle rappelle qu’une enquête – dont les détails ne sont pas dévoilés – a depuis permis de déterminer que trois allégations évoquées dans ce document étaient non fondées.  

«Quant aux autres allégations générales et non spécifiques contenues dans cette lettre, à ce jour, le syndicat n'a déposé ni grief ni plainte et n'a toujours pas donné suite aux nombreuses invitations de la direction et du conseil d'administration à préciser les allégations pour lui permettre de faire enquête», écrit-elle.

Vous avez un scoop
à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous partager à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse
jdm-scoop@quebecormedia.com ou appelez-nous directement au
1 800-63SCOOP.

La direction et le conseil d'administration sont «soucieux du bien-être de ses salariées et traitent sérieusement toutes allégations visant le climat de travail», assure Mme Jolin. 

Rien dans ce communiqué ne laisse toutefois présager le recours à un médiateur nommé par le ministère du Travail pour tenter d’assainir les relations de travail. Cette option avait été proposée par Québec, réclamée par le syndicat ainsi que des partis d’opposition à l’Assemblée nationale. 

Par courriel, le ministère du Travail précise que les parties doivent présenter une demande d’intervention conjointe pour que cette démarche soit entamée. Ce qui n’a pas été le cas à ce jour. 

Négociations en cours

Rappelons que cette saga se déroule alors que la vingtaine d’employées de SOS violence conjugale sont en négociation pour le renouvellement de leur convention collective, échue depuis plus de deux ans. Une conciliatrice accompagne les parties dans ce processus. 

Toujours par communiqué, la direction dit souhaiter «poursuivre les négociations avec le syndicat afin de conclure prochainement une entente satisfaisante pour toutes, centrée sur les valeurs de respect de l'organisme».  

Jocelyne Jolin rappelle que la lutte contre la violence conjugale demeure au cœur de la mission de l'organisme, «tout comme celle d'assurer un climat de travail sain pour ses salariées».  

«Soyez assurés que malgré les circonstances, SOS met tout en œuvre et demeure toujours mobilisé afin que toutes les victimes de violence conjugale recourent sans hésiter à nos services pour accéder aux ressources dont elles ont tant besoin pour retrouver la sécurité et leur dignité», plaide-t-elle.  

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.