/finance/business
Navigation

Une prime pour contrer l’inflation

L’entreprise SBC Cedar de Saint-Prosper veut aider ses employés

SBC Cedar Saint-Prosper
Photo Pierre-Paul Biron SBC Cedar fait preuve d’innovation en offrant une prime aux employés pour pallier l’inflation. Sur la photo, Francis Bélanger, vice-président vente et administration, et Yvon Maheu, directeur des opérations.

Coup d'oeil sur cet article

Afin de contrer l’augmentation fulgurante du coût de la vie pour ses employés, une entreprise de la Beauce instaure une prime mensuelle pour les aider à lutter contre l’inflation. 

Après avoir mis en place une prime d’assiduité représentant 3 $ l’heure, voilà que SBC Cedar, qui produit des bardeaux de cèdre à Saint-Prosper, innove en offrant une prime d’inflation pour être attrayante aux yeux des chercheurs d’emploi et pour favoriser la rétention de la main-d’œuvre. 

« C’est sûr que ça aide à faire du recrutement quand tu donnes des primes comme ça, mais c’est vraiment plus dans le but d’aider nos employés dans le contexte actuel », a expliqué Francis Bélanger, vice-président vente et administration. 

Calculée selon l’IPC

À partir de mai 2022, SBC Cedar versera une prime à tous ses travailleurs, tant au Québec qu’au Nouveau-Brunswick, qui sera calculée selon l’Indice de prix à la consommation (IPC) au Canada lorsque celui-ci dépasse les 5 %. 

C’est donc dire que si l’IPC s’élève à 6,7 %, comme en mars dernier, l’entreprise versera 1,7 % de prime à ses travailleurs sur le salaire mensuel.  

« On évalue que ça représente une centaine de dollars environ par employé par mois. »  

L’entreprise compte 155 employés au total, dont une trentaine au Nouveau-Brunswick. La prime pour contrer l’inflation s’ajoute à la prime d’assiduité qui est versée depuis l’automne dernier.  

« C’est sûr que chaque dollar qu’on verse, c’est une dépense. [...] Ç’a un impact, mais par contre, ça nous permet de remplir nos postes de travail et de s’assurer que tout le monde est motivé et présent. Donc, finalement, on le récupère », a indiqué M. Bélanger.  

Des postes à pourvoir

Même en offrant des primes alléchantes, l’entreprise compte tout de même une dizaine de postes qui ne sont pas pourvus actuellement.  

« Les incitatifs monétaires peuvent certainement aider une entreprise à se démarquer aux yeux des candidats, mais ce n’est pas la panacée. La guerre aux enchères a ses limites et on ne résout pas le fond du problème : le nombre de personnes prêtes à travailler est tout simplement insuffisant », a réagi de son côté Karl Blackburn, président et chef de la direction du Conseil du patronat du Québec. 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.