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Jean-Marc Couture : «Je ne pourrais pas demander mieux»

Jean-Marc Couture : «Je ne pourrais pas demander mieux»
Jo�l Lemay / Agence QMI

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C’est dans son coin de pays, plus précisément à Val-d’Amours, au Nouveau-Brunswick, que nous avons joint Jean-Marc Couture pour discuter du 10e anniversaire de sa victoire à Star Académie. Il a coulé beaucoup d’eau sous les ponts depuis, et Jean-Marc a l’impression d’aborder cette année un nouveau cycle de sa vie et de sa carrière. 

Jean-Marc, comme on le constate, tu es toujours aussi attaché à ton coin de pays, même si tu as habité durant quelques années en banlieue de Montréal...

Oui, et j’habite en ce moment chez mes parents en attendant de me trou- ver un petit coin de pays. Je regarde les terrains; j’aimerais en trouver un sur le bord de la rivière Restigouche, mais ils sont rares. C’est sûr que ça va être un terrain pour un chalet ou une maison, pour les moments où je n’aurai pas de spectacle et où je n’aurai pas à être à Montréal. Mais, avec tous les spectacles qui s’en viennent pour La Chicane, je vais être souvent parti, alors je vais me trouver quelque chose à Montréal aussi. 

Tu nous as ouvert les portes de ton cabanon!

Oui! C’est le studio du cabanon 2.0 que j’avais à ma maison de Saint-Basile-le- Grand. Je l’ai rapporté au Nouveau- Brunswick. Il y a une histoire derrière tout ça: quand j’avais 14 ans, je n’avais pas un band de garage, j’avais un band de cabanon! Mon père et moi, on l’avait tout rénové et on avait mis l’électricité, le chauffage, le câble et l’Internet. J’ai passé ma jeunesse dans le cabanon à jouer de la musique presque tous les soirs avec mon band. 

On peut dire que tu as donc effectué un retour aux sources!

Oui, vraiment, et ça fait du bien. La pandémie m’a permis de remettre les choses en perspective. C’est sûr qu’on l’a eu rough, parce qu’on avait plein de shows à venir et tout a été annulé. C’est devenu stressant, puisque je n’avais plus de revenu. Il était impor- tant pour moi de revenir passer du temps avec mes parents. J’étais venu pour faire des spectacles l’été passé avec Les Gars du Nord ou en solo, et je voulais revenir vivre ici. 

Tes parents devaient être contents de te retrouver!

Oui, ça faisait presque 15 ans que j’étais parti vivre au Québec. J’ai habité à Québec quand j’étais aux études et ensuite, j’ai vécu à Montréal pendant 10 ans. Mes parents sont en forme, mais ils prennent de l’âge et ça me fait réaliser que je veux passer plus de temps avec eux. Ça fait un peu drôle de dire qu’à 31 ans, on retourne habiter chez ses parents, mais j’ai mon studio et j’ai toute la place qu’il me faut. 

Revenons à ta carrière. Quels sentiments t’habitent, puisque ça fait 10 ans que tu as gagné Star Académie?

C’est un peu mélangé. Il s’est telle- ment passé d’affaires en 10 ans, c’est fou! J’avais 21 ans quand je suis entré à Star Académie. Quand je repense au nombre d’artistes avec qui on a joué, c’était grandiose et on a eu tellement de fun! Après, il y a eu la tournée de Star Académie, suivie de la tournée de Noël de Star Académie, qui a duré un mois. On faisait parfois jusqu’à deux shows par jour, c’était du sport. Puis mon album Si tel est ton désir est sorti, ensuite ma tournée... Ça n’a jamais arrêté. J’ai travaillé sur plein de pro- jets, entre autres avec les Porn Flakes, puis j’ai commencé à jouer avec le groupe Les Gars du Nord (Wilfred Le Bouthillier, Danny Boudreau et Maxime McGraw). On devait faire un seul spectacle et, finalement, on en a fait 15 qui étaient presque tous com- plets. Et ça continue, c’est la huitième année en 2022. 

Dix ans plus tard, es-tu à l’endroit où tu espérais être quand tu as gagné Star Académie?

Avant la pandémie, ça allait super bien. J’avais produit mon dernier album et je travaillais sur un autre, sans compter que j’avais beaucoup de spectacles à venir. Comme c’est moi qui gère ma carrière, j’étais vraiment fier. Avec la pandémie, tous mes projets ont été bouleversés, comme pour tous les artistes d’ailleurs. Mais ç’a quand même été bénéfique dans un certain sens, parce que j’ai fait de la domotique, je ne me suis pas tourné les pouces. Ça m’a permis de me ressourcer et de trouver l’essentiel que je voulais faire, et c’est clair que c’est de la musique. 

Pendant la pause forcée, tu as aussi fait de la radio.

Quand je suis arrivé au Nouveau- Brunswick l’été dernier pour les spec- tacles que j’avais à faire, j’étais venu à la station Sommet FM accorder des entrevues. J’ai confié que je reve- nais dans la région et que je pensais déménager par ici, et on m’a dit: «Si tu cherches une job en attendant que la pandémie finisse, tu nous le feras savoir!» Je pensais que c’était une blague, mais non. On m’a téléphoné deux semaines plus tard pour me proposer de participer à l’émission d’après-midi, du lundi au vendredi. Je n’avais vraiment aucune expérience. En plus, il y a 10 ans, à Star Académie, on me surnommait «l’homme de peu de mots»! Je n’étais pas certain d’aimer la radio et d’être à l’aise, mais on m’a bien épaulé et je suis vraiment content. 

Quand je suis allé à Star Académie récemment, Jean- Philippe Dion m’a dit que ça paraissait que je faisais de la radio, parce que j’étais rendu bon en entre- vue! (rires) 

En plus de la radio, tu as reçu cette offre de te joindre à La Chicane!

Oui, ça s’est fait trois semaines avant qu’on participe à Star Académie, le 6 mars. J’étais souvent dans mon studio ou dans le bois à faire de la motoneige, je ne regardais pas trop mes messages. Et j’ai réalisé que ça fai- sait quand même quelques semaines qu’Éric Maheu cherchait à me joindre pour me proposer de faire partie de La Chicane. À un moment donné, mon téléphone sonne: c’était un numéro de Montréal et c’est Boom Desjardins qui m’appelait pour me demander si j’ai- merais être guitariste pour le groupe. Je me suis demandé s’il avait le bon numéro de téléphone! C’était une belle surprise, j’étais vraiment content. J’étais un peu stressé de rencontrer les gars; comme un band c’est une famille, il faut que ça clique. Mais, dès la pre- mière rencontre, ç’a été comme si on jouait ensemble depuis des années. C’est vraiment une belle gang, ils ont encore la flamme et je suis touché qu’on me fasse confiance à ce point. 

C’est donc le grand retour du groupe, avec un nouvel album et une tournée!

Vraiment, oui! L’album est prêt depuis deux ans et il va sortir en mai, mais Boom m’a fait venir en studio récemment parce qu’il voulait qu’on m’entende sur les chansons. Je suis très content qu’il m’ait fait cette place, et j’ai hâte qu’on présente des spectacles ensemble. 

Après avoir été forcé d’arrêter de faire de la musique, ça reprend de belle façon pour toi!

Vraiment, et aujourd’hui, je peux dire que je suis vraiment content de voir où je suis rendu. Avoir ce nouveau projet, ça boucle la boucle. J’étais étudiant en guitare à l’école et j’ai toujours été mon propre guitariste, en plus de me concentrer à chanter et à animer mes spectacles. Mais me joindre à la gang de La Chicane, ça me fait triper au plus haut point. Je trouve que je suis vrai- ment sur mon X présentement et je ne pourrais pas demander mieux avec tout ce qui s’en vient. 

Est-ce que tu vas continuer à faire partie des Gars du Nord en plus de La Chicane?

C’est sûr que les horaires sont un peu difficiles à planifier, mais tout arrive à se placer quand même. Avec les Gars du Nord, je ne peux pas vraiment avoir de remplaçant, mais comme on est deux guitaristes sur La Chicane, c’est plus simple. Les horaires des spectacles concordent, pour l’instant, et comme ça fait des années que je travaille avec ce groupe, Boom et la gang ont vraiment été gentils en acceptant de m’accommoder. Ma passion pour mon métier et pour la musique est allumée à fond, j’ai beaucoup de plaisir. 

Jean-Marc Débarque, du lundi au vendredi de 15 h à 18 h, à Sommet FM. La Chicane démarre la tournée Quand ça va ben le 24 mai à Montréal. Pour en savoir plus ou se procurer des billets: lachicane.ca. Pour suivre les projets des Gars du Nord: lesgarsdunord.com.

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