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Le mythe derrière la tour

Eiffel
Photo courtoisie, Films Séville Romain Duris incarne l’ingénieur de renom Gustave Eiffel dans le film Eiffel.

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Romain Duris n’a jamais eu peur d’incarner des figures mythiques à l’écran. Après avoir prêté ses traits à Molière, Arsène Lupin et Leonard de Vinci, l’acteur de 47 ans s’est glissé dans la peau de l’ingénieur Gustave Eiffel dans le drame romanesque Eiffel, qui relate la folle épopée de la construction de la célèbre tour emblème de Paris.

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Film ambitieux tourné avec un budget de 23 millions d’euros (environ 32 M$), Eiffel nous emmène dans les coulisses de la construction de la célèbre tour, dans le Paris de la fin du 19e siècle. Le long métrage réalisé par Martin Bourboulon (Papa ou Maman) s’articule autour de l’histoire d’amour (en partie fictionnelle) entre Gustave Eiffel (Romain Duris) et Adrienne Bourgès (Emma Mackey), la fille d’un grand négociant bordelais que l’ingénieur de renom a rencontrée à l’époque où il travaillait à la construction du pont de Bordeaux, quelques années auparavant. 

De son propre aveu, Romain Duris connaissait peu de chose de Gustave Eiffel avant d’accepter de défendre le rôle à l’écran.

« Comme tout le monde en France, j’ai croisé toute ma vie des constructions d’Eiffel avec sa signature bien concrète sur des ponts ou des bâtiments de Paris », a rappelé l’acteur de L’Auberge espagnole et de L’Arnacœur dans une rencontre par visioconférence, tenue l’an passé. 

« C’est quelqu’un qui existe dans l’inconscient collectif et dans notre vie, en France, et même dans d’autres pays [il a aussi participé à la construction de la statue de la Liberté de New York]. En revanche, je n’avais pas de détails sur sa vie et sur l’homme qu’il était. On connaît ses œuvres, mais pas l’homme. » 

Cela lui a donné, dit-il, une belle liberté pour composer le personnage. Comme il le fait chaque fois qu’il incarne une figure connue ayant vécu à une autre époque, Romain Duris a tenté d’apporter une certaine modernité au rôle de Gustave Eiffel. Étonnamment, un de ses modèles pour l’aider à se glisser dans la peau de l’ingénieur légendaire a été le cofondateur d’Apple, Steve Jobs.

« Quand je compose un personnage historique, je fais souvent un rapport avec le genre de personne qu’il pourrait être s’il vivait aujourd’hui, explique Romain Duris J’ai pensé à Steve Jobs parce que ce sont des gens qui ont une intelligence surdéveloppée, un savoir-faire, une connaissance et une grande confiance en leurs moyens. Ils ont sûrement aussi un grand ego qui fait en sorte qu’ils sont capables d’aller plus vite et de prendre de court les gens. C’est comme ça qu’Eiffel a gagné le concours pour l’Exposition universelle. Quand il s’est présenté devant le jury, son projet était déjà prêt. En gros, ce sont des gens qui rendent possibles des projets qu’on pense impossibles ou infaisables. »

La référence Titanic

L’influence du film Titanic est omniprésente dans le Eiffel de Martin Bourboulon. Le cinéaste français admet que le classique de James Cameron a servi de référence dans sa façon de raconter la petite histoire dans la grande et d’allier l’intime au spectaculaire. Pour le tournage d’une scène dans laquelle Gustave Eiffel et Adrienne Bourgès s’embrassent au soleil couchant au premier étage de la tour, Bourboulon a même fait jouer la chanson My Heart Will Go On de Céline Dion afin de mettre les deux acteurs dans l’ambiance.

Romain Duris et Emma Mackey dans Eiffel.
Photo courtoisie, Films Séville
Romain Duris et Emma Mackey dans Eiffel.

« Il fallait assumer cette référence, affirme Bourboulon. Dès le début du projet, j’avais cette ambition assez forte de faire un film qui allierait une histoire d’amour à la construction de la tour Eiffel sous forme d’aventure. Mais une fois qu’on a dit ça, il y avait mille et une manières de le faire et plusieurs points de vue possibles à adopter. Moi, ce qui m’intéressait, c’était de faire en sorte que l’histoire d’amour et l’histoire de la tour Eiffel puissent se nourrir l’une de l’autre en permanence sans qu’il y en ait une qui prenne le dessus sur l’autre. En gros, on a essayé de faire un film spectaculaire avec de l’émotion. »


Eiffel, à l’affiche depuis vendredi

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