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La décriminalisation des drogues dures bientôt soumise à un vote en Chambre

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Victoria М - stock.adobe.com

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Après avoir déposé un projet sur le sujet à l’automne, le NPD se lance dans une campagne pour faire pression sur les élus afin qu’ils appuient la décriminalisation la possession et la consommation des drogues dures au pays.

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Il s’agit d’«aborder la consommation de drogue d’un point de vue de santé plutôt que d’un angle de justice», a expliqué le néodémocrate Alexandre Boulerice lors d’une entrevue sur Qub Radio lundi matin.

Si la possession simple pour usage personnel serait évacuée du système de justice pour aboutir dans les mains des travailleurs de la santé, l’importation et le trafic de drogue relèverait toujours du criminel.

L’initiative est, après tout, une manière de réduire la mortalité qui résulte de l’utilisation de ces drogues.

Selon les données la santé publique fédérale, la crise des opioïdes a fait 26 690 morts «apparemment liés à une intoxication aux opioïdes» entre janvier 2016 et septembre 2021.

En guise de comparaison, la COVID-19 a fait près de 40 000 morts depuis son arrivée au Canada au début de 2020.

Pour les consommateurs de ces drogues, «c’est difficile d’aller demander de l’aide s’ils ont l’impression qu’ils vont être punis, puis qu’ils vont être amenés devant des cours ou des tribunaux parce qu’ils consomment», a poursuivi le député.

La décriminalisation des drogues dures n’est pas nécessairement à l’agenda du gouvernement de Justin Trudeau, mais ce dernier a démontré une certaine ouverture dans un passé récent.

Le premier ministre avait déclaré en entrevue avec «CityNews» que le gouvernement évaluait «où le faire, si on doit le faire, et comment le faire en partenariat avec les provinces».

«Il ne s'agira pas pour le gouvernement fédéral de faire quelque chose sans s'assurer qu'il y ait les soutiens sur le terrain dans les municipalités et dans les provinces», disait M. Trudeau en décembre.

Les élus de la Ville de Montréal ont adopté une motion en janvier 2021 demandant au fédéral de décriminaliser les drogues dures. D’autres villes au Canada, dont Toronto et Edmonton, ont adopté un point de vue similaire.

La Colombie-Britannique, où la crise des opioïdes est la plus aiguë, a été la première province à en faire autant, vers la fin de 2021.

L’alliance entre le NPD et le Parti libéral conclue récemment pourrait-elle faire pencher la balance en faveur du projet de loi C-216?

«On ne le sait pas», a affirmé Alexandre Boulerice. «[...] On veut mettre de la pression sur les députés libéraux pour être sûrs qu’ils vont faire la bonne chose et qu’ils vont voter en faveur de la décriminalisation de la possession simple de drogue.»

L’idée ne figure pas dans les termes de l’entente.

Les élus devront se prononcer sur la question avant la fin de la session parlementaire prévue au 23 juin.

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