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Sans ordre professionnel, des ostéopathes craignent des «histoires d’horreur»

osteopath hands on patient back
Photo Adobe Stock

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En l’absence d’un ordre professionnel, certaines personnes s’improvisent ostéopathes, avec ou sans formation. Ce Far West fait craindre des «histoires d’horreur» à Ostéopathie Québec, qui presse la ministre Danielle McCann de créer un ordre professionnel avant la fin du mandat.

Depuis des années, les ostéopathes sont dans la drôle de position de réclamer un ménage dans leurs propres rangs. Pour le moment, rien n’empêche le premier venu d’effectuer des traitements d’ostéopathie, avec les risques que ça comporte. 

«C’est dans la mission de l’Office [des professions du Québec] et du gouvernement d’assurer la protection du public par la création et la réglementation d’un ordre professionnel. On alerte le gouvernement là-dessus depuis des années et on ne veut pas qu’il y ait des histoires d’horreur», fait valoir le président d’Ostéopathie Québec, Bertrand Courtecuisse. 

Il souligne que certains ostéopathes ont reçu une formation en ligne de six mois. «On trouve ça ridicule, alors que théoriquement on compte entre 5 et 6 ans pour qu’un ostéopathe soit bien formé», dit M. Courtecuisse. 

«Demain, quelqu’un peut afficher le titre d’ostéopathe sur son bungalow et on n’a aucun recours là-dessus, on ne peut rien faire», déplore-t-il. 

Longs délais

Mais les consultations et analyses pour créer un ordre professionnel traînent depuis une trentaine d’années, affirme M. Courtecuisse. 

B. Courtecuisse, Ostéopathie Québec
Photo courtoisie
B. Courtecuisse, Ostéopathie Québec

Pourtant, le gouvernement Legault semble favorable au travail des ostéopathes. Durant la pandémie, Québec les a reconnus comme un service essentiel. 

La semaine dernière, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a également confié qu’il voit la démarche d’un bon œil. «On n’a aucun enjeu avec ça, qu’il y ait la création d’un ordre professionnel», a-t-il déclaré lors d’un échange avec son critique libéral Monsef Derraji durant l’étude des crédits. 

Au cabinet de la ministre Danielle McCann, responsable des ordres professionnels, on assure que le chantier progresse.

«En ce qui concerne les ostéopathes, il s’agit d’un dossier qui est à l’étude, et les travaux avancent bien : [l’Office des professions du Québec] a finalisé les consultations publiques et pourra nous soumettre une recommandation dans les meilleurs délais», assure son attachée de presse.

Échéance

Mais Bertrand Courtecuisse souhaite voir le processus aboutir avant la fin du mandat, de peur de devoir reprendre les consultations avec un prochain ministre, surtout depuis que Mme McCann a annoncé sa retraite de la politique. 

«Est-ce qu’on repart pour cinq, dix, quinze ans?» s’inquiète M. Courtecuisse. 

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