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Le Québec a connu une surmortalité moins importante que de nombreux pays

La première vague de la pandémie a provoqué une hécatombe dans certains CHSLD.
Photo d'archives Agence QMI, Joël Lemay La première vague de la pandémie a provoqué une hécatombe dans certains CHSLD.

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Malgré l’effet catastrophique de la première vague, le Québec a connu une surmortalité moins importante que de nombreux pays depuis le début de la pandémie, démontrent de nouvelles données de l’Institut de la statistique. 

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La surmortalité permet de mesurer la différence entre le nombre de décès attendus sur une année normale et le nombre de décès réels lorsque survient un événement extraordinaire, comme la pandémie de COVID-19. Le calcul s’applique à l’ensemble des décès, pas seulement à ceux qui sont attribuables au coronavirus. 

Depuis le début de la pandémie, le Québec affiche une surmortalité de 4,5%. La province est donc loin derrière les États-Unis, qui déplorent un bilan excédentaire de 18%.  

D’autres grands pays, comme l’Italie (14,8%), l’Espagne (13,3%) ou le Royaume-Uni (11,1%) affichent également un grand nombre de décès excédentaires.  

À l’opposé, la Nouvelle-Zélande (-3,6%) et l’Australie (-0,1%) ont connu une baisse de la surmortalité, ce qui peut s’expliquer par les mesures de confinement, qui ont réduit les contacts et les déplacements.  

Au Québec, la surmortalité a entraîné 6400 décès de plus qu’attendu entre le début de la pandémie et le 12 mars dernier.  

C’est moins que les quelque 15 000 décès causés par la pandémie, note l’Institut de la statistique du Québec, ce qui ne signifie pas une remise en cause du calcul des décès liés à la COVID-19.  

«Ce résultat peut notamment s’expliquer par le fait que les décès supplémentaires liés à la COVID-19 ont été compensés par un effet de moisson (devancement de certains décès en 2020) et par l’effet protecteur de certaines mesures sanitaires, qui ont pu faire diminuer la mortalité liée à d’autres causes (par exemple la grippe)», écrit l’Institut.  

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Impact des mesures au Québec

Pour le premier ministre François Legault, le résultat du Québec démontre le succès des mesures sanitaires imposées par son gouvernement au plus fort de la pandémie.  

«Ça veut dire que les consignes qu’on a mises en place depuis deux ans ont donné des effets», a-t-il déclaré dans les couloirs de l’Assemblée nationale, tout en soulignant qu’«un décès est un décès de trop».  

En conférence de presse, le directeur national de santé publique s’est aussi félicité de ce bilan global. «Ce qu’on a réussi à montrer, au Québec, c’est que cette mortalité-là a été mieux contrôlée sur l’espace de l’ensemble de la pandémie que dans d’autres juridictions», a affirmé le Dr Luc Boileau.  

«Ça n’efface pas l’excédent qu’il y a eu dès le début, mais, globalement, au cours des deux dernières années, notre surmortalité liée à la COVID a été moindre que ce qu’on a vu sur la moyenne canadienne ou aux États-Unis et dans plusieurs pays européens. [...] On est dans un peloton de très bonne performance de ce côté-là», a-t-il ajouté.  

Avec la collaboration de Pierre-Paul Biron

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