/news/coronavirus
Navigation

Le masque plus obligatoire, mais recommandé dans certains cas

«Ce n’est pas une interdiction de l’utiliser, ça va de soi», insiste le Dr Luc Boileau, recommandant aux gens à risque de continuer à le porter

Coup d'oeil sur cet article

Confirmant la fin de l’obligation du port du masque le 14 mai prochain, la Santé publique maintient malgré tout sa recommandation ferme de continuer à le porter en cas de symptômes ou de vulnérabilité, surtout dans le contexte où d’autres vagues semblent inévitables.

• À lire aussi: 30 décès supplémentaires au Québec

La troisième fois aura finalement été la bonne. Après des reports à la mi-avril et au début mai, voilà que la Santé publique a officiellement confirmé mercredi la fin de l’obligation du port du masque dans 10 jours.

Or, le directeur national de santé publique Luc Boileau est catégorique, le masque devrait continuer de faire partie de nos habitudes.

«Ça ne veut pas dire que c’est une interdiction de l’utiliser, ça va de soi. [...] Il va plutôt être facultatif, par choix personnel ou par souci de protéger les autres», a indiqué le Dr Boileau, citant notamment les personnes symptomatiques ainsi que les gens immunosupprimés ou à risque.

Autre vague prévue

Cette recommandation de garder le masque pas trop loin découle notamment du fait que la question des prochaines vagues n’est pas de savoir s’il y en aura, mais bien quand. La Santé publique estime qu’une septième vague pourrait bien frapper le Québec à l’automne et vaut mieux s’y attendre. 

Cependant, il n’y a aucun plan de retour du masque ou d’autres mesures imposées sous la contrainte, assure le Dr Boileau.

«Si on regarde en toute objectivité ce qui se passe en ce moment et l’évolution des variants puisqu’il y en a d’autres qui se pointent, on n’est pas du tout dans l’intention de ramener des mesures s’il devait y avoir une croissance», a indiqué le directeur national de santé publique.

Interpellé dans les corridors de l’Assemblée nationale, le premier ministre François Legault a lui aussi affirmé que le retour au port du masque n’est pas prévu dans l’éventualité d’une prochaine vague.  

«Pour l’instant, il n’y a rien de prévu dans ce sens-là», assure-t-il.  

Toutefois, la pandémie n’est pas terminée et il devrait y avoir de nouvelles campagnes de vaccination contre la COVID-19, rappelle-t-il. «Il faut suivre ça. Ce n’est pas réglé, la page n’est pas tournée», dit le premier ministre.   

«Il y aura une campagne de vaccination qui sera fort probablement nécessaire dans le courant de l’automne prochain», a également admis le Dr Jean Longtin, conseiller à la santé publique.

Bonnes nouvelles

Malgré cette réalité, Luc Boileau insiste sur l’importance de profiter des bonnes nouvelles annoncées mercredi. Parler des vagues à venir relève surtout de la préparation plutôt que du défaitisme.

«Ce n’est pas un découragement qu’on veut générer, c’est juste une prévisibilité de se dire qu’il y aura autre chose et qu’il faut être capable d’offrir les services», insiste le médecin. «Vivre avec le virus, ce n’est pas s’en foutre. C’est de considérer qu’il y a des risques et de respecter qu’il est toujours là.»

D’ailleurs, au registre des bonnes nouvelles, la Santé publique n’anticipe pas de remontée des cas ou des hospitalisations avec la fin du port du masque.

«Nos projections montrent que ça arrive à un bon moment où la pente va continuer à baisser. C’est comme ça qu’on a calculé nos affaires», précise le médecin.

Avec la collaboration de Patrick Bellerose  

  

À partir du 14 mai   

  • Fin de l’obligation aussi dans les écoles et les garderies, tant pour les enfants que pour les enseignants et les éducatrices.    
  • Le masque ne sera plus obligatoire non plus dans les transports scolaires.  
  • Dans les milieux de travail, des indications sont transmises par la CNESST pour « permettre aux entreprises de bien se gouverner ».     
  • Le masque demeure obligatoire dans les transports en commun et dans les milieux de soins comme les hôpitaux.        

Sondage : Une majorité décidée à continuer le port du masque  

S’il faut croire un sondage de l’INSPQ paru mardi, une majorité de Québécois entend bien garder l’habitude de porter le masque même après le 14 mai.

62% des répondants à ce sondage, mené entre le 15 et le 27 avril dernier, ont indiqué avoir l’intention de continuer à porter le masque, «même lorsque cette mesure ne sera plus obligatoire». Et ce, même si une proportion semblable admet trouver le masque «incommodant et inconfortable».

La proportion est évidemment plus élevée chez la population plus âgée, que l’on sait plus à risque de complications liées à la COVID-19. Plus de 80% des gens de 60 ans et plus interrogés ont mentionné avoir l’intention de garder leur masque, un pourcentage qui tourne autour de 45% chez les 18-44 ans. 

Respect du libre choix

Le ministre de la Santé Christian Dubé a d’ailleurs profité de l’annonce de mercredi pour lancer un appel au respect de ces gens qui feront le choix de garder le masque, insistant sur le choix personnel de chacun.

«Ce que je veux dire aux Québécois, c’est qu’il va falloir respecter ceux qui vont le garder. [...] Si on se sent plus confortable dans toutes sortes de situations, autant ceux qui veulent l’enlever, ce sera leur choix, ceux qui veulent le garder, c’est une question de respect», a souligné le ministre.

Avec la collaboration de Marc-André Gagnon

À VOIR AUSSI...             

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.