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Terrains de la Défense à Sainte-Foy: un accord pour un projet résidentiel et commercial

Terrains de la Défense à Sainte-Foy
Capture d'écran Google map Terrains de la Défense à Sainte-Foy

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La Ville de Québec et la Nation huronne-wendat ont convenu d’un projet à vocation résidentielle et commerciale qui pourrait voir le jour sur les vastes terrains de la Défense nationale, à Sainte-Foy, le long du boulevard Hochelaga.

Mercredi, le maire Marchand a lui-même confirmé cette information rapportée d’abord par Radio-Canada.  

«Il n’y a pas de casino là-dedans. On est dans un projet d’intégration intéressant dans le secteur, un projet de développement urbain résidentiel qui est intéressant en lien avec la nation huronne, un beau partenariat», a affirmé Bruno Marchand en impromptu de presse.   

Ce dernier a ajouté «qu’il y a du résidentiel et du commercial». Mais cela demeure évidemment tributaire du feu vert d’Ottawa, qui possède ces terrains de 11 hectares.  

Mercredi, le conseil de la Nation huronne-wendat a confirmé qu’un projet avait été soumis au palier fédéral le 13 avril dernier, mais qu’aucun commentaire additionnel ne serait fait, «pour ne pas nuire au processus en cours». 

Pas de grandes tours 

Tout en demeurant discret quant à la nature précise du projet, le maire Marchand a juré qu’il se ferait en respect du PPU (Programme particulier d’urbanisme) et du boisé du secteur. «On ne va pas le rentrer de force dans la gorge des citoyens. On va aller consulter. On va leur présenter ça et en discuter. C’est dans le plan. Mais il est trop tôt pour le faire, compte tenu que le gouvernement fédéral n’a pas décidé de ce qu’il faisait», a-t-il ajouté. 

Le maire a d'ailleurs dévoilé les grandes lignes du projet aux présidents des conseils de quartier de la Cité-Universitaire et de Saint-Louis le 19 avril dernier. S’ils n’ont pas pu voir d’esquisses, les deux présidents ont dit accueillir positivement l’intention affichée de la Ville, de préserver le boisé et de respecter le PPU en vigueur.  

«On a apprécié la transparence de la Ville, qui nous a mis dans le coup à partir des informations qu’elle pouvait nous transmettre, s’est exprimé Mathieu Trépanier, président du conseil de quartier de la Cité-Universitaire. J’ai hâte de voir les croquis. Ce qu’on m’a laissé entendre, c’est que ce ne sera pas nécessairement des tours de grande dimension comme on en voit sur la route de l’Église ou sur le boulevard Laurier. Ce serait des gabarits raisonnables.» 

Parlant «d’un coin tellement précis de Sainte-Foy [où] il ne faut pas faire n’importe quoi», M. Trépanier a ajouté que «le conseil de quartier voit d’un assez bon œil que des gens de la communauté de Wendake viennent dans le quartier. On a de belles relations avec les gens de Wendake, depuis longtemps, à Québec».  

«Bons liens» 

Le maire Marchand dit qu'en arrivant à la tête de la Ville de Québec l’automne dernier, il a découvert qu’une loi fédérale oblige Ottawa à proposer d’abord ses terrains excédentaires aux communautés autochtones. «Les villes, dans la liste des priorités, on est en bas complètement. On n’a aucun pouvoir», a-t-il rappelé.  

Mais «les bons liens» entre la municipalité et la Nation huronne-wendat ont permis de réaliser ce partenariat, s’est-il félicité.  

Le maire Marchand a toutefois rappelé que le fédéral pourrait aussi décider de travailler avec une autre nation autochtone dans ce dossier. Par le passé, la communauté innue de Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean, a montré de l’intérêt pour ces terrains de Sainte-Foy.

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