/opinion/columnists
Navigation

Une ministre qui ne défend pas sa région

La ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault
Photo d'archives, Stevens Leblanc La ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault

Coup d'oeil sur cet article

En qualifiant Geneviève Guilbault de «pire ministre de la Capitale-Nationale qu’on a eue», le chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec a dit tout haut ce que plusieurs pensent tout bas.

«Le gouvernement ne respecte pas Québec, ne respecte pas sa capitale, et ça c’est très frustrant», a dénoncé Claude Villeneuve, lundi.

Du même souffle, il s’est insurgé contre le fait que personne, au sein du gouvernement caquiste, ne porte les dossiers de Québec.

C’était au lendemain de la parution d’un article dans Le Journal où on apprenait que la phase quatre de la promenade Samuel-De Champlain était reléguée aux oubliettes.

La ministre avait affirmé au Journal que la CAQ «n’avait pas pris d’engagement formel de faire la phase quatre», mais plutôt la phase trois. Et que la phase quatre, déjà réduite à peau de chagrin, devrait être revue, réévaluée et réfléchie de nouveau.

Devant le tollé provoqué par sa déclaration, chez les élus de la capitale, la ministre a fini par se raviser deux jours après la publication.

On fera le projet, a-t-elle assuré dans un revirement aussi souhaitable qu’étonnant.

  • Écoutez Karine Gagnon au micro de Sophie Durocher sur QUB RADIO : 

Nombreuses bourdes

Déjà bien peu engagée dans la défense des dossiers de la grande région de Québec, en dehors du troisième lien, la ministre est donc passée spécialiste des bourdes, ces derniers temps.

Mme Guilbault a aussi multiplié les déclarations controversées et insensées sur le tramway.

Lors de l’étude des crédits de la Capitale-Nationale, la semaine dernière, elle a refusé de dire si, lors du conseil des ministres portant sur les décrets du tramway, elle avait manifesté son appui.

Rien n’empêchait pourtant l’élue de Louis-Hébert de le faire, étant donné que même le premier ministre avait fait savoir qu’il allait «voter» en faveur. Elle ne pouvait paraître moins convaincue.

Peu d’intérêt

Plus encore, son improvisation et sa méconnaissance des dossiers démontrent de manière éloquente le peu d’intérêt dont elle fait preuve envers la région qu’elle est censée défendre.

Dans le dossier de la hausse de la norme sur le nickel, pourtant très controversé à Québec, elle n’a pas daigné lever le petit doigt.

Le Port de Québec a été plus proactif en se rangeant du côté des citoyens pour réclamer un report de l’application du règlement.

Legs du 400e

Pour en revenir à la promenade, comment a-t-elle pu oublier l’importance de ce grand legs du 400e? Comment a-t-elle pu piler ainsi sur l’est de Québec, en balançant la phase quatre en toute nonchalance?

Partout à Québec, l’idée de redonner l’accès au fleuve aux citoyens enchante. Mais l’est de la ville ne mériterait pas mieux qu’une autoroute?

La ministre n’a de cesse de manifester son attachement envers Chaudière-Appalaches et le «Saint-Augustin village» qu’elle habite. On attend toujours l’élan d’enthousiasme qu’elle aurait dû s’empresser de manifester dès 2018 envers sa capitale nationale.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.