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Agressions sexuelles: le PLQ souhaite interdire les postes électifs aux agresseurs

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Les libéraux proposent d’interdire aux agresseurs sexuels d’accéder à des postes électifs au sein des syndicats. S’il n’en tenait qu’au PLQ, une personne reconnue coupable d’une agression sexuelle ne pourrait pas, non plus, devenir député.

• À lire aussi: Harcèlement sexuel: démission du président de la FTQ-Construction

Le Parti libéral du Québec a proposé, jeudi matin, d’ajouter une annexe à un projet de loi à l’étude afin d’interdire à un agresseur condamné de crimes sexuels de poser sa candidature à un poste électif ou de représentant au sein d’un syndicat.  

Les élus libéraux souhaitent éviter une répétition du cas de Rénald Grondin, qui a pu devenir président de la FTQ-Construction, malgré une condamnation pour avoir harcelé et agressé une secrétaire pendant deux ans.  

Ils ont tenté de déposer une motion en ce sens, mais le gouvernement Legault a refusé son consentement. 

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«Vous savez, en construction, les travailleurs de la construction sont obligés d’être représentés par un syndicat. Et cette obligation-là, lorsqu’on veut être dans un poste électif, si on doit être représenté, bien entendu que ceux qui nous représentent doivent répondre à des critères d’admissibilité», a fait valoir la députée Isabelle Melançon, jeudi matin. 

À ses côtés, sa collègue Lise Thériault a également réclamé une vérification pour s’assurer que les représentants syndicaux qui siègent à des organismes gouvernementaux, comme la Commission de la construction du Québec, n’ont pas «de jugement défavorable qui a été rendu contre eux».  

Et les députés?

Pour les libéraux, la même mesure devait s’appliquer à l’Assemblée nationale: une personne reconnue coupable d’un crime sexuel devrait être inéligible à la fonction de député.  

«Je considère que, oui, c’est un privilège. Puis oui, définitivement, je pense qu’il y a des gestes qui ne sont pas acceptables dans notre société, pas du tout», a déclaré Mme Thériault. 

Quelques minutes plus tard, sa cheffe, Dominique Anglade, a appuyé les propos de sa députée. «Je suis d’accord avec ce qui a été mentionné par mes collègues», a-t-elle déclaré.  

Débat

La proposition des libéraux concernant les élus syndicaux a été bien accueillie par le gouvernement caquiste.  

Le ministre du Travail, Jean Boulet, s’est dit d’accord avec la proposition. «Sur le principe, absolument. C’est un poste électif. Rappelons-nous que pour la FTQ construction, ils sont élus par les membres de la FTQ-Construction. Il faut faire les vérifications, il faut s’assurer qu’il n’y a aucun antécédent.» 

Le ministre s’est également montré ouvert à un amendement en ce sens, mais pas avant la fin de l’enquête déclenchée à la FTQ-Construction. Celle-ci, fait-il valoir, pourrait amener de nouvelles informations qui serviront à modifier la législation.  

Le premier ministre, François Legault, s’est également montré favorable au principe. «Une personne qui a été reconnue coupable de harcèlement sexuel, pour moi, ne devrait pas pouvoir être président d’un syndicat», a-t-il déclaré, jeudi matin.  

Sur l’idée d’étendre la mesure aux députés, le premier ministre a fait valoir que les élus provinciaux sont choisis par la population.  

«Une fois que la population a choisi une personne, a, disons, pardonné son acte, ben c’est le choix de la population», a-t-il fait valoir.  

– Avec la collaboration de Nicolas Lachance

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