/news/politics
Navigation

Le PQ offusqué par la visite de la gouverneure générale du Canada à l’Assemblée nationale

Coup d'oeil sur cet article

Le premier ministre François Legault ne devrait pas s’abaisser à recevoir la représentante de la reine comme il l’a fait cette semaine, estime le Parti québécois.

Le député péquiste Pascal Bérubé a raconté que c’est en apercevant un immense tapis rouge déroulé dans le hall de l’Assemblée nationale, mercredi, qu’il avait compris que la gouverneure générale du Canada, Mary Simon, était reçue au parlement. 

Il a été d’autant plus agacé d’apprendre que François Legault avait reçu Mme Simon avec «avec tous les égards, avec tout le fla-fla, avec la garde autour», alors que près des trois quarts des Québécois préféreraient s'affranchir de la monarchie britannique et de ses symboles. 

«Je me suis dit: “C'est indécent”, a relaté M. Bérubé. Pourquoi un gouvernement autoproclamé nationaliste accorde de l'importance à la représentante de la reine d'Angleterre, une reine étrangère, cheffe de l'Église anglicane, je veux dire... Il commence quand, leur nationalisme? Je veux dire, j'étais découragé.» 

En anglais

«Nous, on ne l'a pas rencontrée. Alors, nous, on est prêts à honorer Guy avant la monarchie. Puis c'est les honneurs à Lafleur avant la gouverneure. Nos symboles nationaux puis nos héros, ils ne sont pas à Buckingham Palace. Ils sont nés au Québec», a continué le député de Matane–Matapédia. 

«On est en train de dire: “Nous reconnaissons, au Québec, que la reine d'Angleterre est notre chef d'État et que cet ordre juridique là a du sens.” Ça n'a pas de sens», a renchéri le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon, soulignant que l’entretien avait forcément dû avoir lieu en anglais, puisque Mme Simon ne maîtrise pas le français. 

Le premier ministre François Legault a reconnu que la rencontre s’était déroulée en «partie en français», puis «en anglais», et que Mme Simon «a encore du travail à faire» pour maîtriser la langue de Molière. 

Pas prioritaire, dit Legault

M. Legault a souligné qu’il avait rencontré Mme Simon «par courtoisie, à sa demande». «J'aimerais mieux ne pas avoir de représentant de la reine, mais le changement que ça amènerait, c'est, selon moi, trop complexe, et ce n'est pas la priorité actuellement», a dit le chef caquiste. 

Le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a lui aussi refusé de s’entretenir avec la gouverneure générale. 

«On a été approchés pour la rencontrer, puis on a poliment décliné la rencontre. Ce n'est pas une rencontre que je jugeais prioritaire. Il y a des gros problèmes au Québec», a commenté M. Nadeau-Dubois. 

«Elle est venue, on l’a rencontrée. Cette rencontre-là a eu lieu en anglais et j’aurais aimé que cette rencontre-là ait lieu en français», a indiqué pour sa part la cheffe libérale Dominique Anglade, en évitant de s’étendre sur le sujet.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.