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Un mystère difficile à percer

Les deux premiers matchs de la série ont été aux antipodes

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Photo d’archives Après une séparation de 11 jours, le Lightning de Tampa Bay va renouer avec ses bruyants partisans, vendredi soir.

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TAMPA | Dans le monde sport, il n’y a rien de plus nébuleux que la notion de momentum. Existe-t-il vraiment? Et qu’en est-il en séries éliminatoires?

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De la façon que les deux premiers matchs de la série opposant le Lightning aux Maple Leafs se sont déroulés, on peut assurément jeter ce concept aux oubliettes.

Lessivé 5 à 0 lors de l’affrontement initial, le Lightning a lui-même pris les devants 5 à 1, dans le suivant, avant de voir les Torontois amorcer une tentative de remontée dans la dernière moitié de la troisième période.

«Je crois qu’il existe, mais peut-être pas autant en séries que pendant un match», a tout de même mentionné Jon Cooper, avant de préciser sa pensée.

«En fait, je ne crois pas qu’il soit présent dans les deux premiers matchs d’une série. Le fait qu’il y ait une journée de congé entre chaque rencontre permet aux équipes de se regrouper, ce qui réduit son effet. Mais plus, une équipe s’approche de l’occasion d’éliminer son adversaire, plus on sent un certain élan.» 

Bref, c’est comme le secret de la Caramilk ou l’énigme de l’œuf et de la poule. On n’en viendra jamais à bout.

Jon Cooper derrière le banc de son équipe lors de la finale de l’été dernier contre le Canadien.
Photo d’archives
Jon Cooper derrière le banc de son équipe lors de la finale de l’été dernier contre le Canadien.

Quand l’expérience parle

C’est la raison pour laquelle il vaut mieux ne pas se laisser emporter trop rapidement par l’euphorie de la victoire. 

«Une facette importante des séries, c’est de demeurer en contrôle. Tu ne peux pas te laisser emporter par tes émotions, comme tu ne peux pas te laisser démoraliser par elles», a indiqué Alex Killorn, à la veille du troisième affrontement de la série. 

«On a joué assez de hockey de séries pour le comprendre. On sait que ce sera une longue série, qu’il faut demeurer calmes. On a l’expérience pour le comprendre», a-t-il ajouté.

Effectivement, l’expérience penche largement en faveur des Floridiens. Depuis le balayage qu’ils ont subi aux mains des Blue Jackets de Columbus au printemps 2019, le noyau de cette équipe a remporté huit séries consécutives.

Au cours de cette séquence, quatre fois il s’est trouvé à égalité 1 à 1. Lors de trois d’entre elles, il a tiré de l’arrière une victoire à zéro : lors de la finale de 2020 contre les Stars de Dallas, puis en demi-finale de 2021, une confrontation que la troupe de Jon Cooper a remportée à la limite des sept rencontres.

Un bon jeu de cartes

De leur côté, les Maple Leafs tentent de remporter une première série depuis 2004. On se rappellera que, l’an dernier, la bande à Auston Matthews s’était effondrée après avoir pris les devants trois gains à un devant le Canadien.

Cooper en a également assez de vécu pour comprendre qu’il faut éviter de se laisser distraire par les bruits environnants. 

«Lors de nos deux derniers parcours en séries, on avait interdit à nos joueurs de consulter les médias sociaux ou de regarder la télévision. Car, autant vous pouvez entendre des commentaires qui vous feront bomber le torse, autant vous pouvez en entendre qui vous décourageront, a expliqué celui qui se trouve derrière le banc du Lightning depuis la saison 2012-2013. Il faut s’assurer d’avoir un bon jeu de cartes à portée de mains en tout temps.»

De retour à la maison

Pour ce troisième affrontement, le Lightning aura le bonheur de retrouver ses partisans au Amalie Arena. Une foule bruyante, carburant désormais aux succès, qu’il n’est pas facile d’éteindre.

«On n’est pas heureux de la façon que nous avons joué le premier match, mais nous le sommes de rentrer à la maison avec une égalité d’un à un dans la série, a souligné Killorn. Nous sommes excités de revenir au Amalie Arena, car nous savons ce dont nos partisans sont capables. D’ailleurs, ça nous fera du bien de revenir à domicile, puisqu’on est sur la route depuis un bout de temps.»

Avant de s’envoler vers Toronto, Killorn et ses coéquipiers ont disputé leurs deux derniers matchs de la saison à Columbus et à Long Island. Ils renoueront donc avec leurs partisans après une séparation de 11 jours.

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