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«Docteur Strange» : «une expérience extrêmement riche pour les cinéphiles»

«Docteur Strange» : «une expérience extrêmement riche pour les cinéphiles»
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Premier film de la phase IV de l’univers cinématographique de Marvel (UCM) de l’année: ce nouveau «Docteur Strange» fait basculer les super-héros et le public dans des univers alternatifs qui ne sont pas sans lien avec les séries télévisées. 

Benedict Cumberbatch en Docteur Strange, Elizabeth Olsen en Wanda Maximoff, Chiwetel Ejiofor en Mordo, Rachel McAdams en Christine Palmer et Benedict Wong en Wong: ils sont tous de retour dans ce nouvel opus. Il y a également Xochitl Gomez, la nouvelle venue, qui tient le rôle d’America Chavez, une adolescente capable de voyager dans le multivers. Tout ceci sans compter les apparitions «surprises», dont bon nombre ont été dévoilées dans des extraits et bandes-annonces, comme Patrick Stewart ou Hayley Atwell dans des rôles que nous tairons pour ceux qui n’ont rien vu.

De plus, le tout est filmé par Sam Raimi qui, il y a presque 15 ans, a commencé la trilogie des «Spider-Man». «La technologie a changé et a rendu le processus beaucoup plus simple», a indiqué le cinéaste lors de la conférence de presse de présentation du film et à laquelle l’Agence QMI a participé.

«Docteur Strange dans le multivers de la folie» débute juste après les événements de «Spider-Man: sans retour». Stephen Strange fait la connaissance d’America Chavez, encore incapable de contrôler son pouvoir exceptionnel d’ouvrir des portails vers d’autres univers, lors d’un combat dans les rues de New York.

«C’est extraordinaire d’avoir des acteurs confirmés qui connaissent aussi bien leurs personnages, car, dans le multivers, ils rencontrent des versions alternatives d’eux-mêmes. Ils changent donc quelques détails de la personnalité de leur personnage pour créer des conflits très intéressants», a indiqué le cinéaste.

Le retour de la sorcière

Le multivers n’est pas une idée aussi saugrenue qu’il y paraît, Benedict Cumberbatch y trouvant d’ailleurs un lien indéniable avec la réalité. «Cette structure narrative du multivers existe dans nos vies. Nous jouons différents rôles, notre imaginaire nous permet de nous projeter dans différentes situations, dans des rêves. J’ai l’impression que le multivers est une extrapolation de ce concept. Strange rencontre d’autres versions de lui qui ont fait d’autres choix à d’autres moments... avec des conséquences différentes. C’est du carburant pour une espèce de thérapie de moi-même. J’ai une conversation non plus avec mon personnage, mais avec lui et d’autres versions de lui», a détaillé le Britannique.

Les amateurs de la série télévisée «WandaVision» retrouvent, dans ce volet cinématographie de Marvel, Elizabeth Olsen en Wanda Maximoff, alias la sorcière rouge, que Strange appelle à la rescousse. «Dans les films avant la série, j’avais pris une approche de développement du personnage beaucoup plus ancrée dans la réalité, dans la sincérité, dans l’amour, le deuil. Avec la série, j’ai pu devenir tout et n’importe quoi. J’ai pu la faire grandir en tant que femme, faire en sorte qu’elle accepte qu’elle soit ce personnage mythique et qu’elle accepte son destin», a précisé l’actrice.

Intensité

Les tournages ont été épiques. Après avoir été suspendus deux fois à cause de la COVID, un scénario écrit quasiment au fur et à mesure par Michael Waldron, auteur de la série «Loki», et une vérification constante de la cohérence avec les événements vus dans les autres films et séries, la production n’a pas été de tout repos.

«J’ai écrit la majeure partie de l’histoire à l’été 2020 ce qui était le “pire” moment de la pandémie avec les confinements, la peur et l’hystérie. Je me suis senti comme si j’étais dans mon propre univers de folie en écrivant», a dit Michael Waldron lors d’une interview distincte avec l’Agence QMI.

«Nous avons parfois eu le scénario la veille. Mais les acteurs sont créatifs et connaissent parfaitement leurs personnages. Ils me disaient lorsque les répliques ne sonnaient pas justes et nous faisions les changements à la minute. C’était un processus très vivant... Pour un scénariste, c’était probablement comme de l’improvisation pour un acteur», a indiqué Sam Raimi.

La dernière fois que Sam Raimi s’est frotté au MCU, c’était lors de sa trilogie sur «Spider-Man» avec Tobey Maguire dans le rôle titre, de 2002 à 2007 avec Kevin Feige en coproducteur. Interrogé séparément, le réalisateur a expliqué les changements notables intervenus dans le monde des super héros depuis cette période.

«Il y a désormais une compagnie, Marvel, qui fait constamment des films de super héros de grande qualité. Ce n’est plus un projet d’un scénariste, d’un réalisateur et d’un producteur qui s’adressent à un studio – comme 20th Century Fox – pour faire un “X-Men”. Aujourd’hui, il n’y a qu’un seul propriétaire de tous les personnages Marvel et ce sont les studios Marvel. Ils se consacrent à assurer l’intégrité de leurs personnages. Ils s’assurent que les personnages sont fidèles à eux-mêmes, que les interactions sont cohérentes d’une franchise à l’autre. C’est ce qui a permis aux fans de s’investir dans le long terme. C’est donc ce qui permet à des scénaristes comme Michael de donner un passé fouillé aux personnages, de creuser les “comics” et de donner aux cinéphiles une expérience extrêmement riche.»

  • «Docteur Strange dans le multivers de la folie» est présenté en salle depuis vendredi.

Pas question de censurer le propos LGBTQ

«C’est un film adulte et je voulais m’assurer qu’America apporte une fraîcheur, de même qu’une résilience... il se passe des choses assez folles dans le film. Cela aide qu’elle ait 14 ans, ce qui est plus jeune que dans les “comics”», a expliqué Xochitl Gomez.

Comme dans les bandes dessinées, son personnage est une lesbienne, ce qui a valu à Marvel une demande, de la part de certains pays, de censurer des passages du film. Ce que Kevin Feige, le grand patron de Marvel, a refusé.

«Comme nous le disons toujours, il est important que nos films présentent le monde tel qu’il est, le monde en dehors de notre fenêtre comme nous le disons dans l’édition. Cet aspect du personnage d’America est dans les “comics” et nous voulons toujours les adapter aussi fidèlement que possible».

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