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Louiseville en pénurie de papier à impression

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Le virage numérique n’a pas entièrement fait disparaître le papier, loin de là. Ainsi une imprimerie de Louiseville doit composer avec une pénurie de papier à usages spéciaux sur le marché, alors que les usines à papier ne suffisent plus à la demande.

Au lieu d’un volume de 1000 tonnes par mois dont elle a besoin, l’imprimerie Marquis doit en ce moment, se contenter de la moitié. Ce manque à gagner a des impacts sur sa production et sur ses revenus. «C’est difficile de faire les budgets qu’on avait escomptés parce qu’on a des pertes de productivité liées à la non-disponibilité du papier. Dans certains cas non seulement ils nous coupent, mais la journée où ils doivent nous livrer, ils ne nous livrent pas», a indiqué Serge Loubier, président de Marquis Imprimeur.

À Louiseville, Marquis imprime principalement des livres dont beaucoup de succès de librairie. La pandémie a dû raviver le goût pour la lecture parce que la demande a décuplé ce qui a accru l’appétit pour le papier. Ainsi, le record de deux millions d’exemplaires par mois établi il y a un an vient d’être pulvérisé. On est maintenant à trois millions d’exemplaires. Les clients s’arrachent le papier disponible. «Tous les moulins sont au maximum de leur capacité. Donc si on a besoin de plus de papier ce n’est pas compliqué. Il faut l’enlever à quelqu’un pour le donner à un autre», a observé le président de Marquis.

Le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CFIQ) confirme le phénomène. La demande est revenue au niveau d’avant la pandémie. «Le signal est là. La demande est là et l’industrie des pâtes et papier est en train de s’organiser pour faire face à la situation, pour repartir de la production», a indiqué Michel Vincent, analyste au CIFQ.

Produits forestiers Résolu confirme qu’on observe actuellement un resserrement de l’offre et de la demande. Les ratées de la chaîne logistique viennent aussi compliquer l’approvisionnement. «Lorsqu’on a besoin de 32 camions, on ne peut souvent compter que sur huit ou neuf», a déploré Marquis Imprimeur. Malgré les conséquences de cette pénurie sur la production, l’imprimeur assure qu’aucun emploi n’est menacé.

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