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Ski acrobatique: Philippe Marquis rentre à la maison

Celui qui occupera le rôle d’entraîneur croit au potentiel du Canada de renouer avec le haut de la pyramide

Ski acrobatique FIS
Photo d’archives, Martin Chevalier Philippe Marquis, photographié ici à la Coupe du Monde de Tremblant en 2019, a été un membre de l’équipe nationale comme athlète de 2012 à 2019.

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Après un exil de trois ans au Colorado où il a fait ses classes dans sa nouvelle carrière, Philippe Marquis revient à la maison dans le rôle d’entraîneur de l’équipe canadienne de ski acrobatique.

Le double olympien avait plusieurs options sur la table, mais la possibilité de revenir à Québec auprès de ses proches et avec l’équipe nationale a fait pencher la balance. 

« J’avais de belles offres de la France, de l’Australie et des États-Unis dans des différents rôles, mais l’opportunité de me joindre à l’équipe canadienne était en haut de la liste, a-t-il raconté pour expliquer son choix. Depuis quelques années, j’étais un expatrié et un nomade, et je retrouverai un meilleur équilibre de vie. »

« Je vais être plus près de ma famille et de mes amis. Je vieillis [33 ans] et je pense à fonder une famille », a poursuivi le skieur qui a remporté 13 médailles en Coupe du monde dont deux d’or entre 2012 et 2019. 

Marquis se joindra à Michel Hamelin et Jim Schiman parmi les trois entraîneurs principaux de l’équipe canadienne. « Mon rôle exact reste à déterminer, mais je suis un gars très positif qui amènera de l’énergie au sein du groupe, a souligné celui qui a paraphé une entente de quatre ans. Mon arrivée tombe à un bon moment avec le début d’un nouveau cycle olympique. On pourra retourner à la base et se préparer pour 2026 et 2030. Je veux remettre le Canada sur les rails. »

Retrouver le plaisir

S’il partage l’évaluation de l’ancien entraîneur et athlète Dominick Gauthier, qui a passé l’équipe nationale dans le tordeur à l’exception de Mikaël Kingsbury quelques jours avant la Coupe du monde de Tremblant en janvier dernier, Marquis estime que le Canada possède les outils pour retrouver sa place au sommet des nations dominantes.

« Je suis très d’accord avec Dominick, a-t-il indiqué. Depuis deux ou trois ans, l’équipe était à bout de souffle et il y avait un manque de confiance. La pandémie a beaucoup affecté le sport au Canada. Nos athlètes ont besoin de confiance, d’avoir du plaisir et de s’engager à fond. »

« Je n’ai aucun doute que le Canada puisse être une force mondiale de nouveau, a ajouté le Québécois. Il y a trop d’histoire et de talent. Ça ne se fera pas en quelques mois, mais il faut retrouver la passion et le feu pour bien se positionner pour 2026 et 2030. »

Exemple à suivre

Marquis donne l’exemple de l’équipe de saut acrobatique qui est de retour sur la bonne voie après une traversée du désert de dix ans. 

« Ils ont atteint le fond du baril et ils ont maintenant plusieurs athlètes qui connaissent du succès à l’international. De notre côté, nous ne sommes pas au fond du baril, mais il y a du travail à faire pour se retrouver au sommet de la pyramide. »

De retour du Colorado depuis 24 heures, où il dirigeait le club de Vail, Marquis ne perdra pas de temps. Il rejoindra les meilleurs espoirs de l’équipe pour la dernière semaine d’un camp à Whistler dans les prochains jours.

Affligé par les blessures, Laurent Dumais accroche ses skis 

Laurent Dumais, Skieur acrobatique
Photo d'archives, Martin Chevalier
Laurent Dumais, Skieur acrobatique

L’heure de la retraite a sonné pour Laurent Dumais.

Ennuyé par de nombreuses blessures au cours de sa carrière, dont une hernie discale qui lui a fait rater les épreuves de la Coupe du monde avant la pause des Fêtes, mais qui ne l’a pas empêché de se qualifier pour les Jeux olympiques de Pékin, Dumais a décidé d’écouter son corps.

« Ma dernière blessure a été un message assez clair que le temps était venu d’arrêter, a-t-il résumé. Après les Jeux, j’ai ressenti une montée d’énergie pour continuer, mais j’ai réalisé qu’il était temps que j’arrête. Même si ça s’en va dans la bonne direction, mon dos m’agace encore. Plusieurs blessures se sont additionnées au fil des ans et je le ressens. »

« C’est une grosse prouesse d’avoir réussi à me qualifier pour les Jeux et je suis content d’avoir vécu ça, poursuit Dumais, mais ce ne fut pas un facteur dans ma décision de me retirer. »

Beaucoup d’embûches

Dumais l’a rarement eu facile. « Je n’ai pas eu un parcours facile, a-t-il reconnu, mais je suis fier du parcours que j’ai réalisé. Je n’ai jamais abandonné. Je me suis blessé souvent pendant la saison et j’ai dû faire très souvent un retour et un autre retour. J’ai grandi et j’ai appris de toutes ces expériences. »

« Peu de gens peuvent vivre le mode de vie des athlètes, ajoute le bosseur de 26 ans. Je suis très reconnaissant d’avoir pu faire tous ces voyages et toutes les rencontres. »

Propriétaire en compagnie de sa copine, Dumais vient tout juste d’être accepté au baccalauréat en génie électrique. Il amorcera ses études universitaires à Laval cet automne.

Au parfum de l’embauche de Philippe Marquis au sein du personnel d’entraîneurs, Dumais estime que l’équipe canadienne a fait un très bon choix. « Ça me fait un petit pincement au cœur de partir alors que j’aurais pu travailler avec lui, a-t-il exprimé. J’aurais aimé ça. Philippe est un bon humain qui comprend tous les aspects de notre sport. Sa venue est une très bonne nouvelle pour le ski acrobatique canadien. »

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