/news/green
Navigation

Feux de forêt: au Québec comme dans le Sahara

Feu à Saint-Prime
Photo courtoisie Feu de rebuts rapidement éteint par la SOPFEU dimanche dernier à Saint-Prime, au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Coup d'oeil sur cet article

On a déjà dénombré 175 feux de forêt au Québec depuis le début de la saison, alors que l’air ambiant est aussi sec que dans le Sahara par endroits.

• À lire aussi: Ça commence à chauffer tôt!

« La situation est devenue hors norme dans la dernière semaine. On a connu des humidités relatives qui ressemblent à celles du désert du Sahara ou de la Vallée de la mort », observe Olivier Lundqvist, météorologue à la SOPFEU, la Société de protection des forêts contre le feu.

bilan inhabituel

Cette sécheresse, combinée au fait que la végétation n’a pas encore eu le temps de pousser, peut expliquer un bilan plus élevé qu’à l’habitude. 

Concentrés dans le sud-ouest de la province, 175 incendies ont brûlé sur leur passage 184 hectares (soit environ 250 terrains de soccer), alors que la moyenne sur 10 ans à cette date est plutôt de 107 incendies pour 87 hectares.

Et tous ces feux, sans exception, sont d’origine humaine. 

« Il y a des résidents qui l’ont échappé. Souvent, ils nettoient leur terrain et sous-estiment le danger », souligne Claudia Vaillancourt, coordonnatrice aux services météorologiques de la SOPFEU. 

L’organisme a d’ailleurs décrété une interdiction de faire des feux à ciel ouvert en forêt dans plusieurs régions, vu le danger « très élevé » ou « extrême » dans tout le sud-ouest de la province.

Les risques du printemps 

En général, le printemps est une saison propice aux feux de forêt à partir du moment où la neige a fondu. 

« Il n’y a pas encore de verdure, seulement des vieilles feuilles sèches et des brindilles. Il suffit de quelques jours de beau temps et c’est prêt à être allumé », explique Mme Vaillancourt. 

Les feux printaniers sont heureusement plutôt petits, en surface et faciles à éteindre, puisque le sol est encore humide en profondeur. 

De plus, ils se déclarent souvent dans des zones populeuses, alors ce n’est pas long que quelqu’un les détecte, ajoute la météorologue.

Savants calculs

La SOPFEU compte sur une équipe de quatre météorologues spécialisés et 193 stations météo pour évaluer les risques d’incendie sur plus de 50 millions d’hectares. 

Ses spécialistes calculent un « indice forêt-météo » qui sert à prévoir où et quand le prochain feu risque de faire des ravages à l’échelle de la province ou d’un feu particulièrement destructeur. 

Les paramètres les plus importants sont la température, l’humidité relative, la vitesse du vent et la pluie. 

« On n’est pas officiellement de garde 24 h sur 24 h, mais on reste toujours à l’affût. Les besoins peuvent évoluer tellement vite », affirme M. Lundqvist.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.