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Démolie par un cyberprédateur, elle met en garde les ados

Alexandre Bossé
Photo courtoisie SPVM Alexandre Bossé

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Démolie par un cyberprédateur à qui elle avait envoyé des photos sexuellement explicites, une ado a livré un message fort à toutes les filles qui pourraient tomber dans le même piège et subir les mêmes conséquences qu’elle.

« Le monde s’écroule, ton corps ne t’appartient plus, tu te trouves dégueulasse et sale. Il n’y aura jamais de retour en arrière, ça a pourri mon adolescence », a affirmé une des victimes d’Alexandre Bossé dans une lettre lue à la cour, mercredi au palais de justice de Montréal.

Dans sa lettre au nom de « toutes les filles qui ont vécu ça, et à celles qui le cache », l’ado a courageusement raconté les conséquences qu’elle a subies.

« Je ne suis pas la personne que j’aurais dû devenir, ça me ronge tous les jours », a-t-elle écrit en nommant entre autres l’impression de décevoir, la peur de faire confiance aux garçons ou encore « ce besoin d’aimer qui ne sera sûrement jamais comblé ». 

C’est que Bossé, 21 ans, ne s’était pas gêné pour s’en prendre à des ados de 13 à 16 ans qu’il a contactés par Facebook, à partir de 2018. Bossé entamait alors la conversation pour rapidement leur envoyer des photos de lui en demandant qu’elles lui rendent la pareille. Il jurait qu’il allait les effacer, mais, bien évidemment, cela lui a ensuite servi pour en demander plus, dont des vidéos explicites, en les menaçant de les « exposer » en cas de refus.

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Coupable

Les adolescentes se sont donc exécutées, jusqu’à ce que l’une d’elles en parle à sa mère. Une agente d’infiltration se faisant passer pour une ado a ensuite réussi à coincer le cyberprédateur, qui a rapidement été arrêté. Il a plaidé coupable à une kyrielle d’accusations, dont celles de leurre, d’incitation à des contacts sexuels, ou encore de production de pornographie juvénile.

Il risque une peine allant de trois ans et demi à quatre ans et demi d’incarcération, soit ce qu’ont respectivement suggéré la défense et la Couronne mercredi.

Bossé, de son côté, a tenu à s’excuser aux victimes, bien qu’il ait blâmé son enfance difficile, l’alcool et les mauvaises fréquentations pour justifier ses actes. 

« J’ai toujours appris à respecter les femmes », a-t-il même assuré en affirmant se sentir « comme une vidange » et en se disant « tanné de la vie en prison ». 

Il connaîtra sa sentence en juillet.

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