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Ça commence à chauffer tôt!

Plusieurs villes ont ouvert les jeux d’eau pour permettre aux citoyens de supporter les 30 degrés prévus

HT chaleur
Photo Chantal Poirier Plusieurs Montréalais ont profité des espaces publics ce mercredi, comme ici au parc Joseph-Paré, angle Beaubien et 41e Avenue.

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À l’approche d’une canicule dans le sud-ouest du Québec, des experts préviennent que le temps presse pour adapter nos villes alors que les vagues de chaleur s’annoncent de plus en plus précoces et fréquentes. 

« Dans les prochaines années, les villes devront être proactives, parce que ce sont elles qui sont en première ligne du combat contre le changement climatique », explique le météorologue Gilles Brien. 

Les citadins qui habitent au cœur d’îlots de chaleur sont les premières victimes des vagues de chaleur extrêmes, comme celle qui touche actuellement le sud-ouest du Québec, soutient M. Brien. 

« Jeudi, vendredi, samedi, Environnement Canada prévoit trois jours de soleil sans précipitation avec de hautes températures [au-dessus de 30 degrés] alors ça n’en prend pas plus pour dire que c’est une canicule », ajoute le météorologue. 

Raphaëlle Ledoux, 8 ans, et son frère Thomas, 5 ans, sont déjà dans l’esprit de l’été au Jardin communautaire de Lorimier.
Photo Chantal Poirier
Raphaëlle Ledoux, 8 ans, et son frère Thomas, 5 ans, sont déjà dans l’esprit de l’été au Jardin communautaire de Lorimier.

Historiquement, il faut remonter à 2020 pour voir ce genre de phénomène en mai. 

« Normalement, on a une journée de 30 degrés aux trois ans [en mai]. Alors là, on se retrouve avec trois jours de suite avec 30, on n’est pas dans les normales. On est vraiment dans une situation exceptionnelle », indique-t-il. 

Aujourd'hui, au moins sept minicipalités du Québec ont battu un record de chaleur pour un 11 mai, dont Maniwaki où il a fait 30,3 °C, selon MétéoMédia. 

 

Ça va arriver plus souvent

Avec le réchauffement de la planète, il faut d’ailleurs s’attendre à ce que ces canicules et périodes de fortes chaleurs deviennent de plus en plus fréquentes dans les prochaines années. 

« Il va faire plus chaud plus tôt et plus tard, en plus de faire plus chaud l’été », affirme Philippe Gachon, chercheur et professeur au Département de géographie de l’Université du Québec à Montréal. « On a besoin de développer nos capacités d’adaptation face à des changements qu’on n’avait jamais vus dans le passé. » 

Déjà, des villes comme Montréal et Laval ouvriront cette année leurs jeux d’eau plus tôt que prévu pour aider leurs citoyens à supporter la chaleur.

La rue Saint-Denis a repris vie sur les terrasses de plusieurs restaurants et bars.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
La rue Saint-Denis a repris vie sur les terrasses de plusieurs restaurants et bars.

Plus d’actions

Mais il faudra voir au-delà de ces actions ponctuelles, ajoute Alain Bourque, président d’Ouranos, un consortium qui étudie l’adaptation aux changements climatiques. 

« Le problème se situe surtout autour de l’aménagement et du cadre bâti », croit-il. 

Comme plusieurs, il préconise le verdissement des quartiers, les toits d’immeuble blancs et la création d’îlots de fraîcheur pour mitiger les effets des canicules à la source. 

Toutefois, il faut s’attendre à ce que ces changements prennent des décennies à être implantés.  


Une canicule hâtive à Montréal

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