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La hausse des prix de l’essence pourrait influencer les projets de vacances des Québécois

Mais CAA-Québec ne croit pas que les Québécois se priveront pour autant de voyager

Claude Ellefsen
Capture d'écran, TVA Nouvelles Claude Ellefsen, un résident de Saguenay, a déboursé 120 $ pour faire le plein d’essence, lundi. Cette facture salée l’a poussé à modifier ses plans de vacances.

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L’explosion des prix du carburant, qui se maintiennent au-delà des 2 $ le litre de l’ordinaire depuis quelques jours, pourrait inciter des Québécois à revoir leurs projets de vacances estivales. 

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C’est du moins ce que laisse croire un coup de sonde réalisé hier par des collègues de TVA. Les régions plus éloignées des grands centres, comme les Îles-de-la-Madeleine, la Côte-Nord, la Gaspésie ou l’Abitibi pourraient écoper.

« D’habitude, on fait le tour du Lac. [Mais] à 2 $ le litre pour l’essence, on y pense à deux fois, a confié Claude Ellefsen, un résident du Saguenay. Hier (lundi), le plein m’a coûté 120 $. C’est fou ! » 

Pour lui comme pour d’autres, le camping pourrait constituer une alternative économique. Des terrains de camping remarquent d’ailleurs une tendance à la prolongation des séjours. 

« On va rester plus longtemps, ce qui nous permettra d’économiser un peu sur le gaz (sic), poursuit M. Ellefsen. On prévoyait aller en Gaspésie, mais on n’ira pas. »

Tandis qu’à Québec, l’ensemble des partis d’opposition réclamaient hier des solutions du gouvernement Legault, les États-Unis faisaient face à la même tendance haussière. Le prix moyen d’un gallon d’essence (3,78 litres) y était de 4,37 $ US, un nouveau record. 

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Immense appétit de partir

Tout en reconnaissant que ces hausses constituent un élément d’inquiétude pour plusieurs Québécois, CAA-Québec dit ne pas avoir encore constaté de changements majeurs dans leurs intentions de voyage.

« C’est sûr qu’un litre à 2,06 $ n’est pas agréable et peut constituer une barrière psychologique qui poussera certains à une révision de leurs projets, admet son porte-parole, Nicolas Ryan. Mais pour l’instant, ce n’est pas ce que l’on constate. »

Au contraire, CAA dit remarquer un appétit plus important qu’à l’habitude pour les vacances. « Nos agents de notre division voyage sont si occupés qu’on invite les clients à prendre rendez-vous pour réduire les délais d’attente. Nous avons d’ailleurs une centaine de postes à combler pour leur prêter main-forte. »

Certains projets compromis ?

Ce dernier estime qu’une augmentation de 50 cents le litre de l’ordinaire pour un véhicule consommant dix litres au 100 km entraînera une différence de consommation de 50 $ du 1000 km parcouru. 

Cette distance équivaut à un trajet aller-retour entre Montréal et Dolbeau-Mistassini, au Lac-Saint-Jean. Ou encore, à un voyage aller-retour entre Québec et Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie.

« Après deux ans de pandémie, est-ce que des gens, même serrés financièrement, vont s’empêcher d’aller une semaine en Gaspésie ou ailleurs pour 50 $ d’essence de plus ? Nous ne savons pas. Mais à ce stade de la saison, notre impression est que cette hausse n’aura dans les faits que peu d’impacts sur les projets de la plupart. » 

– Avec Cloé Hudon, TVA Nouvelles

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