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Tramway de Québec: des commerçants de Cartier pas assez informés, selon la présidente du RTC

La présidente du RTC, Maude Mercier Larouche
Photo Stevens LeBlanc La présidente du RTC, Maude Mercier Larouche

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Loin d’être insensible aux inquiétudes de commerçants de l’avenue Cartier, la présidente du RTC croit cependant que certains d’entre eux ne sont pas adéquatement informés au sujet du projet de tramway, dont ils vont pourtant «tirer profit», assure-t-elle.

«L’inconnu, ça peut faire peur», a exprimé Maude Mercier Larouche lors d’une mêlée de presse, mercredi, au lendemain d’une sortie remarquée d’une trentaine de commerçants de l’avenue Cartier

Ces derniers craignent les répercussions de l’aménagement d’une rue partagée sur René-Lévesque, près de Cartier, afin de favoriser le passage du tramway. Ils anticipent des problèmes de fluidité de circulation, des difficultés pour les livraisons et une pénurie de stationnements dans le secteur.  

Bien que certaines de leurs préoccupations puissent être «légitimes à ce stade-ci», Mme Mercier Larouche estime que, lorsque les gens «vont être mieux informés», ils vont adhérer davantage au projet.  

«Je ne dis pas qu’ils sont mal renseignés... ce n’est pas le cas. Je pense qu’ils sont renseignés avec une portion d’information. Certains n’ont pas eu toute l’information et je peux vous dire que certains commerçants qui se sont manifestés [mardi] n’étaient pas présents à la rencontre qui avait eu lieu dans le secteur avec les commerçants de Cartier» en mars, a exposé la présidente du RTC.  

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«Vous savez, quand on ne connaît pas quelque chose, c’est bien prouvé en psychologie humaine, ça crée davantage d’inquiétudes. Nous, on veut entendre ces inquiétudes-là, il y aura d’autres rencontres, on va multiplier les rencontres», a-t-elle insisté, ajoutant qu’il était «faux de dire qu’il n’y a pas eu d’effort» de la part de la Ville pour aller à leur rencontre.  

Les commerçants en profiteront

Mme Mercier Larouche affirme que la Ville a fait une «veille stratégique» de projets similaires ailleurs dans le monde, laquelle l’amène à conclure que les impacts sont généralement positifs pour les commerçants, malgré leurs craintes en amont. 

«Un projet comme celui-là, en surface, quand on dit qu’on veut créer un milieu de vie avec la place publique Cartier, ça va amener des gens, ça va amener de la vitalité économique dans le secteur. Les commerçants, je pense qu’il faut qu’ils regardent par en avant et qu’ils se projettent dans l’avenir du projet parce qu’ils vont en tirer profit nécessairement», a-t-elle fait valoir.  

Pas de tunnel long

Ceux qui réclament un tunnel long jusqu’à l’avenue des Érables – pour la portion souterraine du tramway – seront déçus de constater que la Ville de Québec n’a pas l’intention de changer d’idée et de revoir ses plans, faute de fonds suffisants, puisque le budget du projet avoisine déjà les 4 milliards $. 

Mme Mercier Larouche a réitéré ce que le maire Marchand avait déjà avancé publiquement. «Présentement, le projet qui est en selle, c’est celui avec un tunnel court. On n’envisage pas de changer pour l’instant.» 

Marchand dit être en mode solution 

De son côté, le maire de Québec dit comprendre les inquiétudes des commerçants du secteur Cartier quant aux futurs aménagements du tramway et il assure que la Ville est en mode solution.  

«Je comprends les craintes et c'est normal que quelqu'un qui a pignon sur rue dans un secteur qui va être réaménagé [en ait]», a exprimé Bruno Marchand mercredi. «Sur la livraison, il y a des solutions à trouver», a-t-il convenu. Celles-ci sont plus simples à trouver pour les commerces éloignés de René-Lévesque. Le maire assure que la discussion continue avec les personnes touchées.  

La présidente du RTC, Maude Mercier Larouche
Photo Stevens LeBlanc

Réplique à certains commentaires

Il met cependant des bémols sur certaines affirmations faites par les commerçants, notamment sur la perte de stationnements. Les 500 cases qui seront retirées du boulevard ne sont pas toutes dans la portion de rue partagée, a-t-il souligné. 

Quant à la sécurité routière, le fait de partager l'espace et d'apaiser la circulation dans le secteur est un gage de sécurité, dit-il. «Avec une rue partagée, les cyclistes et les piétons sont mieux protégés. Il va y avoir moins d'accidents, c'est documenté partout dans le monde.» 

Enfin, à l’instar de la présidente du RTC, il a souligné que certains des marchands qui se sont manifestés n'avaient pas participé aux consultations publiques. «Est-ce qu'il faut continuer de consulter? Oui. Mais si on en fait et que vous ne venez pas, je n'ai pas à vous blâmer. Mais ne dites pas: "La Ville de Québec ne fait pas d'efforts". Ne venez pas jeter le blâme sur la Ville de Québec.» 

- Avec la collaboration de Stéphanie Martin 

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