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Bien se loger n’est-il pas un besoin essentiel?

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Pendant que les partis politiques et les maires se crêpent le chignon pour ou contre l’étalement urbain, dans la métropole du Québec, l’accès à la propriété et au logement se détériore à vitesse grand V.

Selon le Portrait de l’habitation publié par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), sur l’île, le prix de vente médian des unifamiliales a grimpé de 71 % depuis 2017 pour atteindre 722 500 $. À ce rythme-là, on frôlera bientôt le million par maison.

Le prix médian des copropriétés a aussi explosé de 47 % pour atteindre 431 500 $. Au moment où les taux d’intérêt montent, ça sent la tempête parfaite. Soit l’impossibilité d’un nombre croissant de personnes de tous âges d’accéder à la propriété ou de pouvoir louer un appartement de qualité à un prix abordable. 

Bien se loger n’est-il pas pourtant un besoin essentiel ? Voire même un garant d’une meilleure santé physique et mentale ? Le problème est panquébécois, mais la grande région de Montréal, rappelons-le, couvre la moitié de la population québécoise.

Un sommet sur l’habitation

Or, cette métropole diversifiée et à échelle humaine que l’on chérissait tant est en voie accélérée de se métamorphoser en deuxième Toronto. Et n’est-ce pas là la vraie question ? De quelle métropole voulons-nous ? 

Voulons-nous d’une ville happée par la frénésie de la spéculation immobilière et locative ? Ou une ville où l’on pourrait y vivre en maison, condo ou logement sans être obligés de faire partie de la classe moyenne dite très supérieure ?

Car on aura beau multiplier les pistes cyclables et les pots à fleurs, s’il est impossible pour de plus en plus d’entre nous, jeunes ou vieux, d’y vivre sans déclarer faillite ou croupir dans un appart insalubre, à quoi bon ? 

Même pour les solutions possibles, il commence à se faire tard. Les élections générales à venir n’aident pas non plus à nourrir un climat de collaboration proactif entre les maires, le gouvernement Legault et les partis d’opposition.

Dans un tel contexte, l’heure d’un grand sommet panquébécois et transpartisan sur l’accès à l’habitation, incluant le fédéral, n’a-t-elle pas sonné ? Il y a urgence. Il faut agir et le faire bien.

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