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Gestion coûteuse des déchets aux Îles-de-la-Madeleine

Gestion coûteuse des déchets aux Îles-de-la-Madeleine
PHOTO COURTOISIE: Municipalité des Îles-de-la-Madeleine

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La gestion des déchets et des matières recyclables aux Îles-de-la-Madeleine est sous haute tension cette année en raison de l’augmentation marquée de leurs volumes et des dépenses qui y sont affectées. 

Pour leur collecte, incluant le compost, les Madelinots devront payer 290 $ par résidence cette année, comparativement à 250 $ l’année dernière. La hausse est de 16 %. Et cette augmentation ne sera pas suffisante pour couvrir toutes les dépenses de la municipalité reliées aux résidus: un déficit budgétaire de plus d’un million de dollars est attendu au terme de l’année en cours.

«C’est la première année que nous avons un manque à gagner d’une telle ampleur, indique le maire de la Municipalité des Îles, Jonathan Lapierre. Le coût des contrats de collecte augmente, les salaires augmentent, l’inflation est en hausse de 6 % et il y a une rareté de main-d’œuvre. Un ensemble de dépenses crée une pression financière énorme sur la gestion des résidus.»

Puis, il y a les volumes de déchets et de matières recyclables qui augmentent, ainsi que le coût de leur exportation vers un centre de tri à Victoriaville, qui est nécessaire étant donné la superficie limitée de l’archipel. Au cours de la dernière année, la Municipalité des Îles a expédié hors de son territoire 4287 tonnes de déchets et 2410 tonnes de matières recyclables. Il s’agit d’un volume global de 15 % supérieur à celui de 2020 qui se traduit par un total de 235 voyages de camions semi-remorques. Ces camions doivent prendre le traversier avant de s’engager vers Victoriaville sur la terre ferme; une odyssée de plusieurs heures!

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PHOTO COURTOISIE: Municipalité des Îles-de-la-Madeleine

La hausse des volumes de déchets à traiter à l’écocentre des Îles est attribuée à la vigueur de l’économie locale, mais aussi à des changements dans la consommation des ménages. Par exemple, pendant le confinement dû à la pandémie de COVID-19, les gens ont largement investi dans des travaux à la maison, ce qui a généré beaucoup de résidus de démolition, de construction et de rénovation.

«Nous avons une hausse de 27 % du nombre d’entrées à l’écocentre depuis le début de la pandémie, illustre le maire. C’est un défi nouveau. Ces apports hebdomadaires en matériaux de construction à traiter nous coûtent 300 000 $ de plus sur notre budget annuel.»

La gestion des matières résiduelles des Îles accapare près du quart du budget municipal de 30 millions $. Mais, selon Jonathan Lapierre, «la problématique est planétaire», d’où une vaste réflexion amorcée par le monde municipal québécois et le gouvernement provincial pour trouver des solutions.

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PHOTO COURTOISIE: Municipalité des Îles-de-la-Madeleine

En parallèle, la Municipalité des Îles est elle-même à mettre à jour ses propres analyses des dernières années sur les technologies innovantes qui lui permettraient de réduire ses exportations vers Victoriaville.

Face à tout cela, le maire Lapierre appelle les Madelinots à réduire à la source leur production individuelle de résidus, par l’adoption de bonnes pratiques de consommation axées sur la réutilisation. «C’est, de prime abord, le défi de l’insularité, souligne-t-il. Le déchet qui nous coûte le moins cher est celui qu’on ne produit pas.»

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