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L’apprentissage de la lecture a souffert de la pandémie

Un élève sur 10 aurait échoué à l’examen de lecture de 4e année

Boy having problems in finishing homework
Photo Adobe Stock Les élèves de quatrième année du primaire, surtout ceux les moins performants, ont souffert des fermetures d’école imposées par les mesures sanitaires.

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Les fermetures de classes pendant la pandémie ont tellement nui à certains élèves que leur taux de réussite à l’examen de lecture du ministère a chuté de 11 % depuis deux ans, révèle une étude rendue publique aujourd’hui. 

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«L’apprentissage à la maison, ce n’est pas comme à l’école, particulièrement chez les enfants qui ont déjà des difficultés», affirme Sylvana Côté, codirectrice de l’Observatoire pour l’éducation et la santé des enfants et chercheuse à l’Université de Montréal. 

Mme Côté est à Québec aujourd’hui avec la codirectrice Catherine Haeck, professeure de sciences économiques à l’UQAM, afin de présenter les résultats de leur étude aux députés de l’Assemblée nationale avant de présider un colloque de l’ACFAS portant sur l’impact de la pandémie sur le développement de l’enfant. 

L’équipe a eu accès aux résultats d’un test de lecture de la fin de la quatrième année du primaire administré par le ministère de l’Éducation du Québec en 2019. Elle les a comparés à ceux obtenus en 2021 au même test que les chercheurs ont fait subir à des élèves du même âge avec la collaboration de 600 enseignants. Les réponses de plus de 7500 élèves de 275 écoles publiques de toutes les régions du Québec ont été analysées.

C’est en 2019-2020 que les mesures sanitaires ont été les plus draconiennes puisque le confinement a forcé la fermeture des écoles pendant 14 semaines. L’année dernière, il n’y a eu que 8 jours de fermeture complète. Mais à ce bilan, il faut ajouter les classes fermées ici et là en raison des cas de COVID-19 trop importants dans les groupes et des enseignants eux-mêmes touchés par le coronavirus. 

Les chercheuses font valoir que la suspension de l’enseignement scolaire n’est pas la seule variable qui peut expliquer le plus haut taux d’échec. Le contexte de l’examen, non obligatoire en 2021, les enjeux de santé mentale et le milieu de vie de l’enfant sont aussi à prendre en compte.

Pire pour certains élèves

Il n’y a pas de différence significative entre les garçons et les filles, mais l’analyse montre que ce sont les élèves les moins performants qui ont le plus souffert des fermetures alors que les meilleurs élèves n’ont presque pas été affectés.

«Ces résultats montrent à quel point l’école est indispensable aux apprentissages, en particulier pour les enfants qui ont des défis scolaires et psychosociaux», souligne Mme Côté.

À son avis, les effets de la pandémie observés au terme de la quatrième année s’appliquent à l’ensemble du cycle primaire. 

Interruptions à cause de la pandémie*    

  • 2019-2020 : 70 jours  
  • 2020-2021 : 8 jours  
  • Jours d’enseignement à distance de 0 à 35 jours selon l’école   

* Une année normale compte 180 jours

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