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Le PLQ: fier d’être antinationaliste!

Michelle Setlakwe
Photo tirée de Facebook Le PLQ est un parti identitaire hostile à la majorité francophone.

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On dit de Michelle Setlakwe, la nouvelle candidate vedette du Parti libéral du Québec pour les élections d’octobre, que c’est une femme de très grande qualité.

Je n’en doute pas un instant.

Cela ne l’empêche pas d’avoir de très mauvaises idées, et pire encore, d’en être fière.

Lundi, au moment de se lancer en politique, elle s’en est prise au « nationalisme » ainsi qu’aux positions sur la langue et sur la laïcité de la CAQ. 

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Ces positions « diviseraient ».

Dominique Anglade a cherché à réparer la situation en distinguant le nationalisme de fermeture et le nationalisme d’ouverture. Comme diraient Ding et Dong, c’est songé. 

Pour elle, le projet de loi 96 va trop loin. On se demande s’il faut rire ou pleurer. Ce déni est hallucinant et halluciné. 

Pour elle, la laïcité associée à la loi 21 est de trop. Autrement dit, mieux aurait valu se coucher devant les accommodements « raisonnables » imposés par le Canada.

Setlakwe nous montre à quel point le PLQ est colonisé idéologiquement par le PLC. Il n’en est plus que la succursale provinciale.

La lâcheté de nos élites ne date pas d’hier. Elle est même proverbiale. Mais à un certain degré, la lâcheté se mue en reniement. Nous y sommes.

Madame Setlakwe prétend s’opposer aux politiques identitaires. Elle nous pardonnera de la corriger.

Le Parti libéral n’est pas étranger à la politique identitaire.

Qu’on pense à son adhésion au dogme de l’immigration massive (le PLQ veut monter les seuils à 70 000 ! 70 000 !), à sa soumission au multiculturalisme canadien, à son ralliement au principe des accommodements raisonnables généralisé, à son fédéralisme pur et dur qui fait du Canada l’horizon indépassable de notre vie collective, à son plaidoyer implicite pour un Québec bilingue plutôt que pour un Québec français : nous sommes devant une politique identitaire radicale.

Mais cette politique identitaire n’est pas celle de la majorité historique francophone. Elle se définit contre elle. D’ailleurs, elle s’en méfie. C’est une politique identitaire qui vise à canadianiser le Québec, à faire en sorte que les Québécois ne se définissent plus d’abord comme des Québécois, mais comme des Canadiens. 

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Anglophones

D’ailleurs, pourquoi croit-elle que ses électeurs voteront pour elle en bloc ? Madame Setlakwe s’imagine-t-elle sérieusement que les électeurs anglophones votent pour le PLQ simplement pour la qualité de ses idées et pour son sens élevé de l’éthique publique, qui a fait sa réputation, à ce qu’on dit ?

Non. Ils votent pour lui parce qu’il s’agit d’un parti qui, quelles que soient les circonstances, fera le choix du Canada multiculturaliste. 

On le dit souvent de manière amusée : prenez une tondeuse, peignez-la en rouge, et vous parviendrez à la faire élire dans un comté anglophone ou allophone.

On en revient au principe de base. Madame Setlakwe se présentera donc pour un parti identitaire hostile à la majorité historique francophone.

C’est un fait désagréable. Mais c’est un fait quand même.

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