/opinion/blogs/columnists
Navigation

Les convictions non assumées de Pierre Poilievre

Coup d'oeil sur cet article

Le premier débat officiel de la course au leadership conservateur a eu lieu mercredi à Edmonton. C’était l’occasion de rassembler l’ensemble des candidats dits «certifiés».

La formule choisie par le Parti conservateur du Canada était curieuse. Militaire, elle ne permettait pas de prises de bec entre les candidats et limitait la capacité de ceux-ci à répondre aux attaques. Aussi est-il très difficile de déclarer l'un des six candidats grand gagnant de ces échanges. Mais il y avait clairement un perdant: Pierre Poilievre. 

Avortement

Lorsque la question du droit des femmes à disposer de leur corps s’est imposée, il était visiblement mal à l’aise avec le sujet – je croyais entendre Andrew Scheer lors du débat avec Justin Trudeau. Tous les candidats ont exprimé une position claire, tantôt pro-choix, tantôt antiavortement.

À une exception, celle de M. Poilievre. 

Son profond malaise à exprimer sa position sur une question aussi importante – et ayant déjà fait couler une campagne conservatrice – est curieux, voire incompréhensible. 

M. Poilievre se présente depuis le début de cette campagne comme celui qui s’assume: il assume son appui à l’occupation illégale d’Ottawa, il assume son mépris des institutions, dont la Banque du Canada et son gouverneur, il assume sa haine des médias traditionnels, sans gêne aucune.

Pourquoi n’arrive-t-il pas à assumer sa conviction personnelle sur l’avortement? 

Bitcoin

On se souvient d’un Pierre Poilievre fumant une chicha et portant un chandail arborant le logo de Bitcoin, une cryptomonnaie qui échappe à toute régulation. Il disait, dans cette vidéo, que l’on peut facilement retrouver sur YouTube que les Canadiens pourraient se soustraire à l’inflation s’ils décidaient d’investir dans cette cryptomonnaie. Depuis, le plongeon vertigineux de la valeur du Bitcoin l’a visiblement rendu mal à l’aise devant ses adversaires. 

Il devrait, encore une fois, assumer le très mauvais conseil d’investissement qu’il a présenté aux Canadiens, et peut-être même s’en excuser. 

Être à la tête d’un parti et vouloir diriger le Canada, c’est avoir des convictions et les défendre, peu importe leur popularité. 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.