/sports/hockey
Navigation

Rocket: une marée blanche envahit la Place Bell

Coup d'oeil sur cet article

Le Rocket de Laval a fait les choses en grand, à l’occasion du premier match éliminatoire à domicile de son histoire.

Remplie à craquer, la Place Bell s’est vêtue de blanc pour son baptême de feu printanier.

Cette initiative de marketing du Rocket, surnommée «Whiteout», a été popularisée par les Jets de Winnipeg dans les années 1980 et a fait son bout de chemin partout en Amérique du Nord. 

«On veut instaurer la culture du “Whiteout”, indique le directeur marketing de l’équipe lavalloise, Sébastien Vaillant. C’est quelque chose qui est très intimidant pour les équipes adverses.»

Privé des séries éliminatoires en raison de contre-performances lors de ses deux premières saisons, puis de la COVID-19 lors des deux campagnes subséquentes, le Rocket y goûte enfin cette année.

«C’est un baume sur les deux dernières années en général, enchaîne Vaillant. C’est sûr que l’impact est super positif. Quand tu fais les séries éliminatoires, il y a tout le temps un engouement additionnel.»

«Après deux saisons plus difficiles avec la COVID, pour être bien honnête, on se demandait un peu quelle allait être la réponse des partisans. Finalement, ils ont vraiment répondu présents», ajoute-t-il, précisant qu’il s’attend à ce que tous les billets pour le match de samedi soient vendus aussi.

Un glorieux plan B

On le sait bien, les partisans du Canadien de Montréal n’ont pas la chance de vivre un printemps tricolore cette année. Le parcours éliminatoire du Rocket s’avère un excellent plan B pour les amateurs de hockey québécois.

«Avec la saison du Canadien qui est un “flop”, on se retourne vers le Rocket et on est content de les voir en séries», lance Jean-Philippe Plouffe, amateur arborant un chandail et une casquette à l’effigie de l’équipe de sa ville natale.

Détenteur d'un abonnement depuis la fondation du Rocket, Éric Aumais abonde dans le même sens.

«C’est événementiel. Ça fait cinq ans que je suis membre et il y a eu des clubs plus ordinaires, il n’y avait pas cette excitation-là. Cette année, on peut en profiter, surtout que le Canadien n’a pas fait les séries.»

Le directeur marketing Sébastien Vaillant est toutefois catégorique : les insuccès du CH ne sourient pas nécessairement au club-école.

«On a une offre de produit différente, explique-t-il. Quand il y a de l’engouement pour le Canadien, ça a des répercussions sur le Rocket.»

Chose certaine, l’équipe de la Rive-Nord n’avait rien à envier à son grand frère, jeudi soir, alors que les 10 000 sièges de la Place Bell étaient occupés par des partisans avides de hockey des séries éliminatoires.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.