/news/currentevents
Navigation

Deux cambrioleurs pas très futés sont condamnés

Coup d'oeil sur cet article

Deux braqueurs qui avaient volé un dépanneur en prenant soin de dire à la caissière qu’ils la connaissaient ont tour à tour été condamnés à la suite de leur arrestation rapide en raison des traces de pas qui avaient mené les policiers jusqu’à eux.

« Selon la version [d’un des accusés], c’est suite à la demande de son complice qui avait besoin d’argent pour payer son avocat qu’il a accepté de l’accompagner », peut-on lire dans la récente décision du juge Benoit Gagnon au palais de justice de Granby.

De toute évidence, François Patenaude et Pascal Bouchard n’avaient pas pensé aux petits détails quand ils avaient planifié leur vol de dépanneur en janvier 2021. Car même s’ils s’étaient cagoulés afin de ne pas être reconnus, Bouchard a vite donné un indice après avoir brandi un couteau à la caissière pour lui demander le contenu du tiroir-caisse.

Pas habile

« Il prend le temps d’appeler la caissière par son prénom et lui indique par là qu’il la connaît bien », a noté le magistrat.

Les deux hommes de 32 et 44 ans ont ensuite volé de l’argent, des paquets de cigarettes et un cellulaire, pour une valeur totale de 1835 $. Ils se sont ensuite enfuis jusque chez l’un des accusés. Malheureusement pour eux, la neige au sol était encore fraîche.

« Les policiers suivent leurs traces de pas dans la neige et les retrouvent rapidement dans un immeuble d’appartements non loin », a poursuivi le juge en ajoutant que les cigarettes et l’argent avaient été retrouvés là, mais pas le cellulaire.

Réhabilitation

Face à une preuve aussi insolite qu’accablante, les deux braqueurs ont tôt fait de plaider coupables de vol qualifié et de déguisement dans un dessein criminel.

Bouchard, dont le jugement ne dit pas s’il a finalement pu payer ses frais d’avocat, a ainsi écopé de 32 mois de prison, assorti de 150 heures de travaux communautaires dans le cadre d’une probation de 3 ans.

Patenaude, de son côté, s’en est un peu mieux sorti. C’est que depuis les événements, il semble tout faire pour se remettre dans le droit chemin, ayant effectué une thérapie en plus de compléter des programmes thérapeutiques. Il a également effectué du bénévolat, et s’est depuis trouvé un emploi.

« Visiblement fier du travail accompli, l’accusé témoigne avoir réussi à utiliser des ressources chez lui insoupçonnées jusque-là », a noté le juge en soulignant que Patenaude avait aussi déménagé pour s’éloigner de ses mauvaises fréquentations, en plus de renouer avec des proches ayant une bonne influence sur lui.

Face à cette reprise en main sérieuse, il l’a donc condamné à 90 jours de prison discontinus, de 9 mois de prison à domicile, ainsi que trois ans de probation.

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous partager à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse jdm-scoop@quebecormedia.com ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.