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La CAQ doit davantage saisir l’urgence climatique, selon Marchand

Le maire de Québec, Bruno Marchand
Photo Stevens LeBlanc Le maire de Québec, Bruno Marchand

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Le gouvernement devrait saisir davantage l’urgence climatique, a clamé Bruno Marchand, au terme d’une présentation où les élus ont discuté des conséquences du réchauffement qui coûtent cher aux administrations municipales.

«On va prendre le mur», a lancé le premier élu de Québec. «Je pense que le gouvernement doit plus saisir l’urgence. Pas dans son discours. Dans son discours, on l’entend. Dans sa capacité de poser des gestes concrets et vigoureux et de donner des moyens aux municipalités.» 

Non seulement les changements climatiques ont des effets sur la qualité de l’air et de l’eau, mais ils ont aussi un impact important sur le portefeuille des villes, qui peuvent subir des hausses de dépenses de 30%, ont appris les élus du Québec, vendredi. 

Étude

Lors d’un grand forum sur le climat, on a présenté les résultats préliminaires d’une étude réalisée par la société WSP sur les répercussions des changements climatiques sur les finances municipales. 

L’économiste Charles-Antoine Gosselin a expliqué que les événements extrêmes seront plus fréquents au cours des prochaines années et que ceux-ci provoquent un «choc» et une augmentation de 30% des dépenses en sécurité publique. Bien que ce choc soit «temporaire», il peut venir «jouer sur l’équilibre budgétaire» des municipalités, puisque la sécurité publique est le quatrième poste de dépenses en importance. 

«Ça coûte cher et ils sont réels», les changements climatiques, a constaté le maire Marchand.  

Le gouvernement doit donner les moyens aux administrations municipales d’y faire face, croit-il, notamment par des mesures d’écofiscalité qui apportent de nouveaux revenus ou de nouveaux moyens sur le plan législatif. 

La lutte aux changements climatiques a occupé l’avant-plan cette semaine, avec une confrontation ouverte entre le gouvernement Legault et les maires des villes du Québec, qui semblent être en opposition sur la question. Le premier ministre a fermé la porte jeudi à toute augmentation des revenus des villes, arguant que les Québécois ont une capacité de payer limitée.  

Les élus municipaux ont opposé que leurs priorités environnementales sont aussi celles des citoyens et que les revenus supplémentaires leur permettront de se développer plus durablement. 

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Laforest les mains vides

Vendredi, les élus du Québec ont continué de marteler leurs demandes au gouvernement. La ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, s’est cependant présentée devant eux les mains vides, misant sur sa politique d’aménagement du territoire qu’elle promet de présenter avant les élections, mais sans cadre d’application précis, qui viendra plutôt en 2023. 

De leur côté, les trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale, le Parti libéral, le Parti Québécois et Québec solidaire, se sont tous rangés derrière les demandes des maires et ont promis de revoir la fiscalité municipale. 

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