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La véritable opposition à François Legault

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Depuis quatre ans, on se demande qui incarnera l’opposition pour le gouvernement Legault.

On a peut-être trouvé la réponse : les maires et mairesses du Québec. 

On connaissait leur profil : plus progressiste, plus écologique et plus diversifié démographiquement. 

Mais on ne soupçonnait pas leur capacité à imposer un nouveau rapport de force au gouvernement.

Immobilisme

En environnement, la CAQ s’engouffre dans un immobilisme qui est franchement inquiétant. 

Des coupes forestières à la crise immobilière, en passant par le tramway, jusqu’au 3e lien et à l’étalement urbain, le gouvernement Legault se transforme en chevalier acharné du statu quo.

Il agit comme un boulet accroché à la cheville du changement. 

Pire, il se plaît à construire des affrontements complètement artificiels. 

Les exemples s’empilent. 

Que ce soit Éric Caire qui accuse Bruno Marchand de « polluer l’existence des conducteurs », Geneviève Guilbault incapable d’appuyer clairement le tramway de Québec, François Bonnardel estimant que l’étalement urbain est une « mode » ou bien le premier ministre François Legault qui s’oppose de façon démagogue au développement régional, tous font dans le clientélisme.

Nul ne peut le nier que le gouvernement est en symbiose avec les Québécois. 

Mais ce n’est pas le cas en environnement. Certes il existe des Québécois rétifs aux changements. Mais la plupart sont beaucoup plus près de la volonté de leurs élus municipaux de changer notre conception de l’urbanité et construire des villes plus respirables.

C’est l’influence de Projet Montréal : ces maires ont réussi à lier environnement et qualité de vie. Leur succès vient de là.

  • Écoutez la chronique de Philippe Léger au micro de Geneviève Pettersen sur QUB radio:

Opposition

Face à un gouvernement attentiste, il est rafraîchissant de voir nos maires et nos mairesses s’organiser, imposer un rapport de force et gagner leurs batailles.

La formule le dit bien : si le politicien pense à la prochaine élection, le chef d’État, lui, pense à la prochaine génération. 

Hélas en environnement, notre premier ministre n’a pas encore enfilé les habits de chef d’État. 

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