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Piégés par le SPVQ: deux délinquants sexuels en route vers la prison

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Après avoir contesté les méthodes d’enquête du SPVQ, puis la peine minimale d’un an de prison pour leurre d’une mineure, deux délinquants sexuels piégés par des policiers ont finalement pris le chemin de la prison.

En février 2019, Raphaël Beaumont et Dave Hamel menaient « une vie ordinaire » en apparence. 

Le premier était professeur à l’école secondaire les Sentiers tandis que l’autre « agissait comme un conjoint présent et heureux ». 

Sauf que les deux hommes faisaient secrètement appel à des travailleuses du sexe. 

Pour sa part, la police de Québec qui est bien au fait que la Capitale-Nationale est le deuxième pôle de la province en matière d’exploitation de mineurs avait mis en branle une opération pour tenter de piéger les hommes qui tentent d’obtenir ce type de services sexuels. 

Ainsi, trois fausses annonces publiées sur des sites internet par les policiers ont attiré 167 personnes en deux jours.

« Ce qui donne une très bonne mesure de la demande et de l’ampleur du risque que court une jeune personne en situation de vulnérabilité », a fait valoir le juge Mario Tremblay. 

Dans les messages textes échangés entre les accusés et des policières jouant le rôle d’une mineure, il était explicitement écrit que cette dernière avait 16 ans. 

Arrestation

Malgré cela, cinq individus, dont Raphaël Beaumont et Dave Hamel, se sont présentés à la chambre d’hôtel pour avoir des services sexuels. 

Sur place, les accusés étaient à nouveau informés que la femme qui se trouvait devant eux avait 16 ans. 

« Il était heureux quand il est entré dans la chambre », a rapporté le juge dans sa décision en parlant de Beaumont, 27 ans, qui souhaitait avoir une fellation pour 70 $. « Ce crime a des conséquences bien réelles pour de nombreuses jeunes victimes », a dit le juge en parlant de la responsabilité entière des deux accusés. 

Accusés de leurre et de communication en vue d’obtenir des services sexuels, Beaumont et Hamel ont contesté sans succès la méthode d’enquête policière, puis la peine minimale d’un an dans le cas de leurre et de six mois pour la communication. 

Peine

Il existe une « certaine incertitude » quant à l’imposition de peines minimales en raison de débats judiciaires qui ont lieu en Cour d’appel et même en Cour suprême, mais le juge s’est appuyé sur différentes décisions pour faire valoir qu’une peine de 12 mois n’était pas exagérée. 

Raphaël Beaumont a donc reçu une peine de 12 mois, tandis que Dave Hamel, 42 ans, dont le processus d’introspection est limité, a reçu une peine de 13 mois de détention.  

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