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Pour le chef de l’OPEP et Maduro, le pétrole ne doit pas être une «arme» de sanction

Pour le chef de l’OPEP et Maduro, le pétrole ne doit pas être une «arme» de sanction
Photo AFP

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Le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et le président du Venezuela ont exhorté jeudi les dirigeants du monde à ne pas utiliser le pétrole comme une «arme» politique.

Mohammed Barkindo et Nicolas Maduro ont discuté au palais présidentiel de Miraflores à Caracas pendant une heure et demie, se mettant d’accord sur le fait que le pétrole ne devait «pas être politisé».

«Je souhaite saisir cette opportunité pour, respectueusement, appeler les dirigeants à respecter les principes de base de l’OPEP (...) en vertu desquels il faut dépolitiser le pétrole, le pétrole ne peut être utilisé comme une arme politique ou de sanction», a estimé M. Barkindo.

Une position reprise dans la foulée par le président vénézuélien qui a souligné que tant le pétrole que le gaz devaient être écartés «de tous types de sanctions».

«Nous assistons à de prétendues sanctions contre le pétrole et le gaz russe et leur effet boomerang sur l’économie et la qualité de vie aux États-Unis, en Europe et dans le monde entier», a poursuivi M. Maduro, faisant allusion aux sanctions prises par les Occidentaux contre la Russie qui a lancé une invasion de l’Ukraine le 24 février.

M. Barkindo est arrivé au Venezuela le 6 mai pour une visite au cours de laquelle il s’est rendu dans plusieurs raffineries du pays en compagnie du ministre vénézuélien du Pétrole Tareck El Aissami. Le Nigérian a également rencontré, entre autres, la vice-présidente Delcy Rodríguez.

Le patron de l’OPEP, qui doit quitter son poste en août, a toujours entretenu de bonnes relations avec le gouvernement vénézuélien depuis sa nomination en 2016.

Le Venezuela, jadis surnommé le «Venezuela Saoudite» mais visé par des sanctions internationales depuis plusieurs années, dispose de réserves de pétrole parmi les plus vastes au monde.

Après avoir vu sa production chuter de 3 millions de barils/jour (2014) à un niveau historiquement bas de 400 000 en 2020, Caracas commence à remonter la pente (680 000 en 2021 selon l’Opep), bénéficiant également d’un prix du baril en forte hausse.

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