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Un trafiquant d’armes trop dangereux pour être libéré

Il n’a toujours rien compris et se fait refuser sa libération conditionnelle totale

Anatoliy Vdovin
Photo courtoisie Des pièces que vendait Anatoliy Vdovin pour fabriquer des AK-47.

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Même après cinq ans au pénitencier, un trafiquant d’armes montréalais qui vendait des fusils d’assaut AK-47 n’a toujours rien appris, si bien qu’il a été déclaré trop dangereux pour obtenir sa libération conditionnelle totale.

« Vous continuez de croire que le trafic d’armes n’a rien d’illégal. Votre dossier révèle que vous n’exprimez aucun désir de changer, au contraire vous vous croyez en droit d’agir comme vous le faites », peut-on lire dans la plus récente décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) à l’endroit d’Anatoliy Vdovin.

Anatoliy Vdovin.
Trafiquant d’armes
Photo courtoisie
Anatoliy Vdovin. Trafiquant d’armes

Vdovin, 52 ans, est un dangereux trafiquant d’armes qui écoulait sur internet tout le matériel nécessaire pour fabriquer des fusils d’assaut automatiques capables de tirer 600 coups par minute. 

Lors de perquisitions, les policiers avaient trouvé les pièces pour fabriquer près de 1000 AK-47, 200 silencieux, ainsi que des chargeurs haute capacité. Cela lui avait valu une condamnation à 10 ans de pénitencier en 2018.

« Vous ne vous demandiez pas qui utiliserait ces armes ni comment elles seraient utilisées », s’est inquiétée la CLCC dans sa décision rendue alors qu’un fléau de fusillades sévit dans le grand Montréal.

Or, son séjour derrière les barreaux n’a pas eu les effets escomptés. Car au lieu de se tenir à carreau, Vdovin ne s’est pas gêné pour être agressif envers le personnel carcéral, allant même jusqu’à les menacer, car dans sa tête, il est victime d’un complot.

Anatoliy Vdovin
Photo courtoisie

Menaces de mort

Son agressivité lui avait même valu une condamnation d’un an de prison supplémentaire en novembre dernier, pour des menaces de mort.

« La victime a décidé de porter plainte afin qu’il y ait une trace si jamais quelque chose lui arrivait », peut-on lire dans la décision.

Autre fait inquiétant, il s’est récemment fait attraper avec une lame de rasoir qu’il cachait dans une enveloppe.

« Depuis le début de votre sentence, aucun progrès n’a été remarqué », a déploré la CLCC.

Face à ces constats dévastateurs, les commissaires n’ont eu aucune hésitation à ce que Vdovin reste détenu, compte tenu de sa dangerosité.

« Votre libération ne contribuerait pas à la protection de la société », a conclu la Commission des libérations conditionnelles.

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