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Hockey féminin: «colère, frustration, tristesse» au Cégep de Saint-Laurent

Hockey féminin: «colère, frustration, tristesse» au Cégep de Saint-Laurent
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

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La suspension du programme de hockey féminin du cégep de Saint-Laurent, ou du moins sa mise sur pause, mène à une grande levée des boucliers.

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Annoncée au cours des derniers jours par l’établissement montréalais, la décision a provoqué «colère, frustration, incompréhension et tristesse».

Ce sont notamment les mots choisis par la célèbre hockeyeuse Caroline Ouellette, qui avait justement défendu les couleurs du cégep de Saint-Laurent à l’aube de sa grande carrière internationale au cours de laquelle elle a remporté quatre médailles d’or aux Jeux olympiques.

«Mes pensées sont avec les anciennes joueuses et entraîneurs qui ont bâti ce programme et qui l’ont représenté fièrement, a notamment souligné Ouellette dans un long texte publié sur sa page Facebook, offrant aussi sa compassion envers les joueuses actuelles. J’ai moi-même joué pour les Patriotes, y ai rencontré des coéquipières et des entraîneurs exceptionnels. Cette période de ma vie a été un véritable tremplin vers Équipe Canada et les Jeux olympiques

Officiellement, c’est un problème de rétention des joueuses et des entraîneurs qui aurait incité le Cégep Saint-Laurent à prendre cette décision. Assurément, le climat n’était pas au beau fixe au sein du programme au cours des dernières années.

«Tout le monde est d’accord, il faut grandir la base, a également écrit Ouellette. Augmenter le nombre de filles qui jouent au hockey au Québec. Oui, il faut avancer mais entre-temps, peut-on arrêter de reculer en éliminant des opportunités qui ont été bâties ardemment dans notre sport?»

Hockey féminin: «colère, frustration, tristesse» au Cégep de Saint-Laurent
Journal 24 heures

«Comment une institution telle que le Cégep St-Laurent puisse dominer au niveau collégial D1 au hockey masculin, et même ajouter dernièrement et financer un programme D2 masculin, mais soudainement décider d’arrêter de supporter ses étudiantes-athlètes, ses entraîneures et le hockey féminin?», a également questionné Ouellette.

Une décision à renverser?

Les commentaires de Caroline Ouellette ont eu de nombreux échos. Le Cégep de Saint-Laurent insiste désormais pour dire qu’il s’agit d’une mise sur pause du programme féminin. Entraîneure-chef de l’équipe féminine des Carabins de l’Université de Montréal, et ancienne du programme du cégep St-Laurent, Isabelle Leclaire s’y oppose toutefois vivement.

«Les Patriotes, c'est un héritage énorme pour le hockey féminin au Québec, a-t-elle commenté, sous la publication de Ouellette. Je souhaite de tout coeur que la direction revienne sur sa décision. Je pense qu'une pause (si l'intention est sincère) aurait des conséquences encore plus néfastes sur le programme et sa capacité à rebondir que le fait de reconnaître qu'une erreur a été commise et de renverser la décision.»

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