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Le CH n’a pas droit à l’erreur

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Photo d’archives Le choix de Jesperi Kotkaniemi en 2018 a été une erreur qui a lourdement retardé le processus de rajeunissement du Canadien.

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Doug Wickenheiser à la place de Denis Savard en 1980 et Jesperi Kotkaniemi au lieu de Brady Tkachuk en 2018 : ces deux erreurs monumentales hantent encore le Canadien aujourd’hui. Avec le premier choix au total du prochain repêchage, ils n’ont pas droit à l’erreur. 

Je sais que certains continuent de défendre Kotkaniemi et ne cessent de répéter à quel point il est jeune et qu’on doit être patient.

Il va falloir arrêter. Je suis désolé pour ceux qui ne veulent pas le voir : choisir KK au détriment de Brady Tkachuk en 2018 a été et restera une erreur monumentale.

Je n’enlève rien à Nick Suzuki, qui sera probablement le prochain capitaine du Canadien. Par contre, si le CH avait fait le bon choix en 2018, le successeur de Shea Weber aurait déjà été nommé : ç’aurait été Tkachuk. 

Même chose en 1980. Je peux en témoigner : je dirigeais contre Denis Savard. Je pensais que c’était une évidence qu’il était le meilleur espoir de sa cuvée.  

Finalement, ils ont pris Wickenheiser et ce sont les Blackhawks de Chicago qui en ont profité. 

Pour le moment, il semble que le joueur de centre Shane Wright soit le meilleur espoir disponible au prochain repêchage. Tous ne s’entendent pas, toutefois.  

Mature

Personnellement, je n’ai pas vu Wright jouer, donc je ne peux me prononcer. Il y a une chose que je sais, par contre, c’est que j’aime beaucoup la maturité qu’il a démontrée dans les différentes entrevues qu’il a accordées cette semaine. 

Il a parlé comme un jeune mature et confiant en ses moyens. Il a dit les vraies choses et n’a pas caché qu’il croyait être le meilleur joueur de ce repêchage. 

Le sera-t-il ? Ça, c’est un débat pour les recruteurs ainsi que la minorité d’experts qui suivent ces joueurs à l’année. 

Depuis la loterie, on a l’impression que tout le monde est expert de Shane Wright. 

Je vais le dire comme je le pense : je ne veux rien savoir de l’opinion d’experts de salon qui n’ont vu que quelques matchs de Shane Wright au Championnat mondial junior.  

Certains ont soulevé la question depuis quelques jours à savoir si Wright – ou Logan Cooley ou Juraj Slafkovsky ou peu importe qui le CH choisira au premier rang – serait en mesure de vivre avec la pression montréalaise. 

Foutaise ! 

La pression, une excuse

De la pression, il n’y en a pas à Montréal. Ceux qui disent ça n’ont jamais travaillé dans un marché comme New York. Ici, les journalistes sont fins comme de la soie et les amateurs pardonnent littéralement tout ! L’équipe a terminé au 32e rang en saison régulière, a enchaîné les mauvaises prestations et malgré tout ça, on entendait les « Go Habs Go ! » chaque fois qu’il y avait un match au Centre Bell. 

La pression montréalaise, c’est une excuse pour ceux qui n’ont pas réussi. J’aurais bien aimé entendre Guy Lafleur, depuis deux jours, sur la pression de Montréal. S’il y en a un qui l’a vécue, c’est bien lui. 

Mais, vous savez quoi ? Il a carburé à ça toute sa carrière. Parce que c’est ce que les vrais font. 

C’est ce genre de joueur que le Canadien doit réclamer au premier rang au total. 

Et pas question de se tromper, cette fois. 

— Propos recueillis par Kevin Dubé 

Les échos de Bergie

Matthews mérite de gagner 

Si les Maple Leafs perdent le match no 7 contre le Lightning, ce soir, personne ne pourra critiquer Auston Matthews. Le joueur de centre a été sensationnel depuis le début de la série, et, bien honnêtement, je lui souhaite de gagner la coupe Stanley. C’est dommage, mais tant qu’il n’aura pas soulevé le gros trophée, il sera la proie de critiques injustifiées. J’ai dirigé à l’époque de Marcel Dionne et Gilbert Perreault et c’était la même chose. Ces grands joueurs n’ont jamais gagné la coupe et il y avait toujours quelqu’un pour rappeler qu’ils n’avaient pas été en mesure de mener leurs équipes aux grands honneurs. On pouvait dire la même chose d’Alex Ovechkin avant qu’il ne gagne en 2018. Même chose pour Connor McDavid. Ils font partie des grands de leur époque et ils méritent de gagner. 

Une ironie 

Le partisan du Canadien qui dit ne pas s’ennuyer de Phillip Danault est soit aveugle, soit de mauvaise foi. Le Québécois est probablement le meilleur joueur des Kings depuis le début des séries et il démontre qu’en plus d’être un joueur d’élite en missions défensives, il peut aussi produire offensivement. C’est là qu’on voit à quel point il a aidé Brendan Gallagher et Tomas Tatar à bien paraître à Montréal. Cela dit, de le voir avec les Kings, pour qui travaille maintenant Marc Bergevin, est ironique sans bon sens. L’acquisition de Danault aura été le meilleur coup de Bergevin à Montréal, mais aussi son pire puisqu’il l’aura finalement laissé partir pour rien. 

Dommage pour Joël 

Les Gulls de San Diego ont décidé de mettre un terme à leur association avec Joël Bouchard et avec ses adjoints Maxime Talbot et Daniel Jacob. Pas de doute, les trois Québécois ont été victimes du changement de direction à Anaheim. Pat Verbeek a voulu recommencer à neuf en mettant ses hommes en place, ce qui se fait souvent. Joël a confié que le congédiement s’était fait de manière respectueuse. La plupart du temps, c’est comme ça que ça se passe. Ce ne sont jamais de bons moments à vivre, mais c’est majoritairement fait dans le respect. Maintenant, j’ai hâte de voir où Joël va atterrir. Il y aura assurément de la place pour lui ailleurs. Sinon, un retour dans les médias serait une suite logique. 

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