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Les cendres et l’urne de son chien volées sur son balcon

La propriétaire attendait le tout dans un colis qui lui a été dérobé devant sa porte

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Une Québécoise dénonce avec vigueur le fléau des colis dérobés à Montréal, elle qui implore désormais les voleurs de l’urne de son chien de lui rendre ses cendres.

« Quand j’ai vu que le paquet n’était pas devant ma porte, c’était la panique. J’ai fouillé partout. Je me demande surtout comment on peut livrer des cendres sans demander de signature du client », déplore Lydia Yakonowsky. 

Cette résidente de la rue Saint-Dominique, dans l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal, a dû faire euthanasier son chien le 30 avril dernier en raison de problèmes de santé. 

Une photo prise par le livreur qui n’avait pas caché les cendres derrière une poubelle, comme l’avait demandé la Montréalaise.
Photo courtoisie
Une photo prise par le livreur qui n’avait pas caché les cendres derrière une poubelle, comme l’avait demandé la Montréalaise.

Les cendres de Boris, un pékinois qui l’a accompagnée durant les 13 dernières années, devaient arriver dans un colis le 13 mai. 

« On l’a euthanasié à la maison. Le vétérinaire prenait ensuite sa retraite. C’était son dernier acte. Il m’a assuré que les cendres allaient arriver par la poste. Déjà, ça m’inquiétait parce qu’il y a plein de vols ici », explique au Journal Mme Yakonowsky, toujours sous le choc. 

Rappelons que les autorités mettent en garde les Québécois contre le vol de colis depuis des mois. 

Le Journal avait d’ailleurs rapporté en décembre dernier que de plus en plus de Montréalais installent des caméras pour capter les petits criminels sur le fait.

Ils étaient prévenus

C’est l’entreprise Incimal Inc, un crématorium de Berthierville spécialisé dans les incinérations d’animaux de compagnie au Québec, qui devait se charger de la dépouille de Boris. 

Lydia Yakonowsky a pris cette photo la journée même où elle a été contrainte de faire euthanasier son chien Boris.
Photo courtoisie
Lydia Yakonowsky a pris cette photo la journée même où elle a été contrainte de faire euthanasier son chien Boris.

« La compagnie m’a appelée avant la livraison. J’ai exigé une signature du livreur pour être certaine d’avoir l’urne. Ils m’ont dit que c’était impossible, mais ils ont accepté de demander au livreur de cacher le colis derrière la poubelle », raconte la Montréalaise. 

Malgré les indications et les avertissements, les cendres de Boris ont été déposées devant sa porte et non cachées derrière une poubelle. Lydia Yakonowsky a même reçu une photo du transporteur Dicom à l’appui. 

Résultat ? Le pire scénario imaginé par Mme Yakonowsky s’est produit. 

Photo courtoisie

« Quelqu’un l’a volé. J’ai retrouvé la boîte éventrée plus loin sur ma rue. J’ai aussi trouvé la facture du crématorium et du collier de Boris. Mais les cendres et l’urne ont disparu », mentionne-t-elle. 

Cri du cœur

La Montréalaise affirme qu’elle a déposé une plainte au Service de police de la Ville de Montréal pour retrouver les coupables. 

Photo courtoisie

« Retrouver ses cendres m’aiderait à mieux faire mon deuil. C’est pas remplaçable. C’est la seule chose que je n’aurais pas voulu me faire voler », laisse-t-elle tomber. 

Contactée à ce sujet, la compagnie Incimal s’est faite avare de commentaires. 

« L’entreprise trouve la situation déplorable, mais ne peut commenter en raison de l’intention manifestée par la cliente d’intenter des procédures judiciaires », affirment Katy et André Loiselle, à la tête du crématorium. 

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