/news/society
Navigation

Elle permet l’accueil tout inclus de 10 familles de réfugiés ukrainiens

Une Québécoise s’est occupée d’offrir un toit et un emploi à des réfugiés ukrainiens nouvellement arrivés

GEN - MARIE-éVE JALBERT ET RƒFUGIƒS UKRAINIENS
Photo Martin Alarie Marie-Ève Jalbert­­ (au centre) peut compter sur toute une communauté pour accueillir les réfugiés ukrainiens sur la Rive-Sud de Montréal. Sur la photo prise à Carignan mercredi, on retrouve Michaël et Béatrice Vaillancourt, accompagnés d’Anastasia, Viktoria et Veronika Kovalenko (à gauche) ; Johanne Craig et Diane Mailhot (debout au centre) ; Stéphanie Massicotte et François Gagnon (debout à droite) ; Elena Vilihura et Valérie Bouchard (en bas à droite) ; ainsi que Mme Jalbert (assise au centre).

Coup d'oeil sur cet article

Une femme de la Rive-Sud de Montréal et son entourage ont coordonné bénévolement l’arrivée de 10 familles de réfugiés ukrainiens, s’assurant de leur trouver un gîte, un moyen de transport... et un même un emploi pour certains.

• À lire aussi: Réfugiés ukrainiens: de Dnipro à Rouyn-Noranda, en passant par la Pologne, en fauteuil roulant

• À lire aussi: [EN DIRECT] 81e jour de guerre en Ukraine: voici tous les derniers développements

«C’est beaucoup de travail, mais dans la vie, j’ai toujours voulu aider», témoigne Marie-Ève Jalbert, qui œuvre en recrutement le jour, auprès de la firme Randstad. 

GEN - MARIE-éVE JALBERT ET RƒFUGIƒS UKRAINIENS
Photo Martin Alarie

Dans ses temps libres, la trentenaire est occupée à faire le pont entre de nouveaux arrivants qui ont fui la guerre et leur nouvelle vie au Québec. 

Elle récite les noms de ses protégés par cœur: Julia est chez Philippe et Myriam, Elena est chez Valérie, Larisa et ses enfants chez Marc et Anna... 

Et la liste continue.

Même que quatre générations d’une seule famille ukrainienne arriveront bientôt chez des Québécois au grand cœur installés sur la Rive-Sud.

Son fils, Lohan, lors d’un rassemblement en appui à l’Ukraine cet hiver, à Montréal.
Photo courtoisie
Son fils, Lohan, lors d’un rassemblement en appui à l’Ukraine cet hiver, à Montréal.

Mme Jalbert a eu l’idée de faciliter leur arrivée après avoir assisté à un premier rassemblement en soutien à l’Ukraine à Montréal. C’est là qu’elle a rencontré Vira Serheyeva, qui accueille les réfugiés à l’aéroport Montréal-Trudeau dans leur langue, au kiosque d’un organisme d’aide aux immigrants. 

Le déclic

La jeune femme lui a parlé de réfugiés qui ne connaissaient « personne, personne » au Québec et qui ne savaient vers qui se tourner après un séjour à l’hôtel. 

Déterminée à aider, mais n’ayant pas l’espace chez elle pour les héberger, Mme Jalbert a commencé à recenser des familles prêtes à les accueillir, dans son entourage et sur les réseaux sociaux. 

Puis, tout a déboulé.

«J’ai contacté Marie-Ève par Facebook, on s’est parlé au téléphone, et le lendemain, la famille arrivait. Ça s’est fait vite, mais quand ça presse, ça presse», se remémore Diane Mailhot, 68 ans.

Viktoria, Vadym et leur fils, Daniil, sont les premiers Ukrainiens que Mme Jalbert (au centre)­­ a aidés.
Photo courtoisie
Viktoria, Vadym et leur fils, Daniil, sont les premiers Ukrainiens que Mme Jalbert (au centre)­­ a aidés.

Aujourd’hui, la retraitée partage sa maison de Sainte-Julie avec Viktoria, Vadym, et leur fils de 14 ans, Daniil. 

«Marie-Ève avait fait un premier contact, ce qui nous a facilité la tâche. Quand on regardait sur les groupes, il y a de nouvelles demandes d’hébergement toutes les cinq minutes», témoigne-t-elle. 

Salon de coiffure et usine

En plus de trouver un endroit pour que les réfugiés posent leur valise, Mme Jalbert mobilise aussi son réseau pour leur dégoter du boulot. 

«En une semaine après l’arrivée de Viktoria et Vadym, j’ai réussi à leur trouver du travail», s’enthousiasme-t-elle. 

Viktoria, coloriste en Ukraine, travaille dans un salon de coiffure depuis un peu plus d’une semaine. Et ce, même si elle ne parle encore ni français ni anglais. 

Vadym, lui, a été embauché comme journalier dans une usine. 

Une autre réfugiée a une entrevue en marketing, et Mme Jalbert a envoyé plusieurs curriculum vitæ dans les derniers jours. 

L’union fait la force

Elle a aussi organisé des collectes de vêtements, tente de fournir au moins un vélo par petite famille, et a créé une liste d’organismes utiles sur la Rive-Sud. 

«C’est un service tout-inclus. Marie-Ève est incroyable», confirme Vira Serheyeva, qui lui a référé plusieurs réfugiés qui étaient dans le néant. 

Marie-Ève Jalbert souligne cependant que rien ne serait possible sans l’appui de la communauté. 

«Quand tu commences à t’impliquer, tu rencontres des gens tellement merveilleux. Ça fait une belle chaîne d’amour», déclare la femme de 36 ans. 

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous partager à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse jdm-scoop@quebecormedia.com ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.