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«On peut être catholique et pro-choix»: un libéral se dissocie de son organisation religieuse

Me André Albert Morin
Photo tirée du Facebook de l’Ordre de Malte canada Me André Albert Morin, debout à droite, au lutrin, photographié lors de l’investiture de nouveaux membres de l’Ordre de Malte Canada, en 2017.

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Ex-président du chapitre canadien de l’Ordre de Malte, un influent groupe catholique fondé durant les croisades, le candidat libéral Me André A. Morin se dissocie des positions plus controversées de son association, notamment sur l’avortement.

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En 2020, son successeur écrivait au sujet des membres de l’Ordre: «Nous tenons en plus haute estime la sainteté de la vie, de la conception à la mort, contre l’avortement, la peine de mort et l’euthanasie».

À l’échelle internationale, l’Ordre ne cache pas non plus ses convictions conservatrices.

«Deux valeurs pas incompatibles»

Mais Me Morin assure qu’il ne partage pas le point de vue de l’organisation, dont il est toujours membre.

«Je suis pro-choix. On peut être catholique et pro-choix. Quant à moi, les deux valeurs ne sont pas incompatibles», explique celui qui sera candidat dans le château fort libéral de l’Acadie. 

«Le corps des femmes appartient aux femmes et c’est à elles de décider d’interrompre leur grossesse», ajoute-t-il. 

La question est particulièrement importante après que la cheffe libérale, Dominique Anglade, ait réclamé qu’aucun parti ne présente de candidats opposés au droit à l’avortement. 

Me Morin, ancien procureur fédéral en chef du Service des poursuites pénales du Canada pour la région de Québec, affirme être également à l’aise avec l’aide médicale à mourir. «C’est dans le cadre juridique canadien. Donc, je n’ai aucun problème avec ça», dit-il. 

Me Morin explique que c’est plutôt la mission caritative de l’organisation qui explique son engagement.

Le juriste a réalisé des missions d’aide humanitaire au Québec, avec l’Accueil Bonneau, mais aussi à Toronto, Vancouver et Lourdes, lors d’un pèlerinage. 

Un ordre presque millénaire

Créé en 1048 à Jérusalem pour soigner les chrétiens en croisade, l’Ordre de Malte demeure influent. Il est considéré par plusieurs comme un véritable État (une notion contestée).

Ses ambassadeurs sont reçus dans les chancelleries de 120 pays, ils possèdent leur propre passeport, et le groupe conserve le statut d’observateur permanent aux Nations unies.

Tous ces privilèges découlent à la fois du fait que la communauté religieuse était autrefois un pays en bonne et due forme, sur l’île de Malte, et d’une reconnaissance papale à titre d’ordre souverain laïc.

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