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Trump et la division républicaine

Donald Trump
Photo d'archives, AFP Donald Trump

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La soirée de mardi retenait l’attention des passionnés de politique américaine pour plusieurs raisons.

Comme on envisage déjà des majorités républicaines dans les deux chambres du Congrès, cette soirée de primaires permettait de mettre en lumière les candidats qui ferrailleront en novembre prochain.

Parmi les indicateurs dignes de mention, on tentait de mesurer la popularité de l’ancien président Trump. Celui qui pourrait bien revenir en 2024 ne s’est pas gêné pour appuyer de nombreux candidats et plusieurs résultats ont été interprétés comme une mesure de son influence.

Parmi les analyses et les statistiques faites depuis mardi soir, je me suis attardé tout particulièrement aux observations de l’ancien consultant politique républicain Keith Naughton sur le site The Hill. Son interprétation des résultats va au-delà de la seule colonne des victoires et des défaites.

Naughton relève qu’autant lors de la campagne 2016 que dans les résultats d’hier, il y a une tendance marquée dans les performances de Donald Trump ou des candidats et candidates qui cherchent son imprimatur. Très souvent, on gagne en exploitant la division du vote.

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Une fâcheuse tendance

À titre d’exemple, l’auteur rappelle que, lors des primaires républicaines qui ont précédé la présidentielle 2016, le candidat Trump affrontait une quantité impressionnante de rivaux. Plusieurs d’entre eux, en particulier Jeb Bush et John Kasich, se sont accrochés trop longtemps, permettant à la vedette de téléréalité de se glisser en tête.

Quand on cumule les appuis de Kasich et Bush en Caroline du Sud, ils correspondent à la marge victorieuse de celui qui allait devenir le 45e président. Si Bush a retenu la leçon et s’est retiré, Kasich a refusé de se tasser, contribuant ainsi aux triomphes de Trump dans neuf États.

Ce qu’on a observé en 2016 semble se répéter en 2022. Pour Donald Trump, les résultats d’hier sont en demi-teinte. Quelques défaites, mais une majorité de victoires, les plus importantes survenant en Pennsylvanie, État déterminant lors des présidentielles.

Lorsqu’on décortique les victoires, le phénomène de 2016 ressort. Naughton y observe un trop grand nombre de «John Kasich» qui divisent le vote. Ces boulets constituent un écueil important pour ceux et celles qui auraient des chances de vaincre les pro-Trump dans une confrontation en tête à tête.

Des fondations fragiles

À l’exception des résultats en Pennsylvanie, les candidats bénéficiant du soutien de l’ancien président peinent à obtenir plus du tiers des votes. Sans avancer que «l’effet Trump» s’est estompé ou que les républicains pourraient bien avoir de mauvaises surprises en novembre, on peut légitimement affirmer qu’il y a des failles dans la muraille.

Au-delà de la soirée d’hier et des élections de novembre prochain, ce que pointe Naughton révèle également que le clan Trump n’est pas inébranlable. Si ces opposants sont en mesure de mettre leur ego de côté pour se ranger derrière le meilleur candidat, le parrain de Mar-a-Lago pourrait vaciller.

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