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Vladimir Guerrero fils se dit toujours Montréalais

Le visage des Blue Jays n’a pas oublié la ville où il est né... ni son circuit au Stade

Cardinals c. Blue Jays
Photo d’archives, Martin Chevalier Le 27 mars 2018, Vladimir Guerrero fils soulevait la foule du Stade olympique en claquant le coup de circuit de la victoire dans un match préparatoire des Blue Jays contre les Cardinals de St. Louis.

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TORONTO | Partout où il va, quand Vladimir Guerrero fils se fait demander d’où il vient, le puissant cogneur des Blue Jays de Toronto répond fièrement : « de Montréal ». 

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Pourtant, il n’y passait que quelques mois par année, durant la saison de baseball, avant de retourner dans la République dominicaine natale de son père. 

Ce dernier a ensuite quitté Montréal pour la Californie lorsque le petit Vlad n’avait que quatre ans. 

Dans ces circonstances, Guerrero fils n’a évidemment pas développé son talent au Québec. 

Malgré tout, celui qui est considéré comme l’un des meilleurs frappeurs au monde n’hésite pas à se définir comme un Montréalais. 

Rencontré en exclusivité par Le Journal mardi, à quelques heures du deuxième match contre les Mariners de Seattle, Guerrero parlait avec affection de la ville où il a vu le jour il y a 23 ans, quand Vladimir père faisait la pluie et le beau temps au Stade olympique dans l’uniforme des Expos

Un chandail à son nom

Plusieurs membres de sa famille maternelle se trouvent toujours dans la métropole québécoise. D’ailleurs, il n’est pas rare qu’on leur demande quand la vedette des Jays reviendra en ville. 

Ou encore... s’il est possible d’obtenir une chemise de Toronto brodée de son nom. 

« Quand je parle à ma famille qui réside à Montréal, on me dit que plusieurs personnes portent un chandail à mon nom », se réjouit « Vladdy », par l’entremise du traducteur des Jays Hector Lebron. 

Un circuit qu’il n’oubliera pas

La vie d’athlète professionnelle étant ainsi faite, Guerrero fils explique ne plus avoir remis les pieds à Montréal depuis quatre ans. Mais cette date du 27 mars 2018, il s’en souvient comme si c’était mercredi. 

Il venait alors de fêter son 19e anniversaire et ses débuts officiels avec les Blue Jays n’allaient pas se faire avant un an. 

Mais la formation torontoise l’avait habillé pour le match préparatoire qu’elle disputait aux Cardinals de St. Louis au Stade olympique. 

La fin de ce match pourtant sans importance demeure encore bien ancrée dans la mémoire des amateurs de baseball de Montréal. Alors que le pointage était de 0 à 0 en fin de neuvième manche, le jeune Vlad avait propulsé le lancer de Jack Flaherty très loin dans les estrades pour procurer la victoire aux Jays. 

Vladimir fils qui frappait la longue balle dans le stade que Vladimir père avait si souvent fait vibrer. La boucle était bouclée. 

Et Guerrero a beau avoir cogné 79 circuits dans les ligues majeures depuis ce soir de mars – dont 48 l’an dernier seulement –, cette claque par-delà le champ gauche reste aussi gravée dans sa mémoire. 

« Ce sera génial »

Et avec le retour des Expos qui semble avoir été jeté aux oubliettes – du moins, dans un avenir rapproché –, il se dit déçu de ne pas pouvoir en frapper d’autres à Montréal de sitôt. 

« C’est dommage de ne pas pouvoir aller jouer à Montréal, regrette-t-il. Si un jour l’équipe revient, ce sera assurément incroyable pour moi. »

Toro, ambidextre grâce à son frère  

Abraham Toro, Mariners de Seattle
Photo AFP
Abraham Toro, Mariners de Seattle

Abraham Toro doit une partie de sa grande polyvalence à son frère Douglas, lui-même un ancien joueur de baseball de haut niveau, qui l’a incité à devenir un frappeur ambidextre quand le joueur des Mariners de Seattle avait 15 ans. 

Mais l’aîné des Toro ne s’en vantera pas. « C’est lui qui a fait tout le travail après ! » a-t-il souligné, lorsque rencontré avec d’autres membres de sa famille dans les gradins du Rogers Centre, lundi. 

« J’étais moi-même ambidextre, a raconté celui qui a porté l’uniforme des Capitales de Québec durant deux saisons. Même que parfois, je lançais la balle de la gauche. Quand on était jeune, on jouait ensemble, et Abraham s’amusait à frapper des deux bords. Après, il a commencé à le faire pendant les matchs. »

Une qualité appréciée

Cette qualité est aujourd’hui plutôt utile à l’avant-champ de Seattle. 

Lundi, dans le premier match de la série contre Toronto, son gérant, Scott Servais, l’a utilisé comme premier frappeur face au gaucher Yusei Kikuchi, dans le but que le Québécois s’élance de la droite. 

« Kikuchi est teigneux contre les gauchers, alors j’ai décidé d’utiliser Toro dans un rôle offensif », avait alors expliqué Servais. 

« J’aime Abraham Toro, avait ajouté le gérant. Il fait plein de bonnes choses dans le rectangle des frappeurs. Qu’il soit ambidextre nous offre une belle flexibilité. »

L’expérience de lundi n’a malheureusement pas porté ses fruits. Toro n’a pas frappé en lieu sûr en cinq présences au bâton, avant de se reprendre le lendemain en se rendant au premier but à son entrée dans le match, en huitième manche. 

De bons élans 

Si l’on ne se fie qu’aux statistiques, le Longueuillois de 25 ans ne connaît pas un grand début de saison. En 110 présences au bâton (avant la rencontre de mercredi), il maintenait une faible moyenne de ,164. 

Mais ces chiffres ne semblent pas déranger outre mesure son entraîneur. 

« Il a de bons élans ces temps-ci. Je sais que ce n’est pas ce que ses statistiques disent, mais il n’a jamais l’air ridicule », avait souligné Servais avant le premier match de la série. 

« Ça va venir, a ajouté son frère, qui suit religieusement la carrière de son cadet. Il fait le travail défensivement et il a déjà quatre circuits. Je pense qu’il va connaître une bonne saison. »

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