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«Downton Abbey: une nouvelle ère»: en terrain (nostalgique) connu

«Downton Abbey: une nouvelle ère»: en terrain (nostalgique) connu
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Les amateurs de ce qu’il faut bien désormais qualifier de franchise apprécieront. 

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Avec ce deuxième long métrage, Julian Fellows, le scénariste et créateur de «Downton Abbey» et le réalisateur Simon Curtis font renaître les Grantham l’espace d’un été, celui de 1928.

Après le mariage de Lucy (Tuppence Middleton) à Tom Branson (Allen Leech), deux annonces troublent la tranquillité des maîtres de Downton.

Tout d’abord, la comtesse douairière de Grantham, Violet (Maggie Smith) reçoit une nouvelle étonnante. L’un de ses anciens amis français lui a légué une villa somptueuse sur la Côte d’Azur, la fameuse Riviera tant vantée par les riches étrangers. Il n’en faut pas plus pour que le comte de Grantham, Robert Crawley (Hugh Bonneville), son épouse Cora (Elizabeth McGovern) et quelques autres membres de la famille traversent la Manche afin de visiter la propriété et tenter d’en savoir plus sur les raisons de ce surprenant héritage.

À Downton, Lady Mary (Michelle Dockery) accepte qu’un film muet soit tourné dans la propriété et l’ensemble des résidents voit arriver le réalisateur Jack Barber (Hugh Dancy), l’acteur Guy Dexter (Dominic West) et l’actrice Myrna Dalgleish (Laura Haddock).

Comme le premier long métrage, ce «Downton Abbey: une nouvelle ère» ressemble à un épisode spécial de la populaire série. Avec ses intrigues simplifiées à l’extrême, voire dans certains cas alambiquées (notamment l’espèce d’attirance entre Lady Mary et le cinéaste ou le fait que Guy Dexter soit gai), ce film ne parvient pas à s’extraire de son passé télévisuel. De plus, le format cinématographique de 125 minutes empêche la nuance (notamment dans le cas de l’intrigue française dans laquelle Nathalie Baye incarne une marquise) ainsi que le développement de sous intrigues conséquentes chez le personnel domestique, seul le personnage de Joseph Molesley (Kevin Doyle) ayant droit à un chamboulement de son existence.

On apprécie ce regard nostalgique sur le passage du cinéma muet au parlant – même s’il est brossé à grands traits parfois caricaturaux –, on se pâme toujours devant les décors et les costumes, on aime résolument les répliques acerbes de Maggie Smith. Mais est-ce suffisant pour aller voir cette production en salle?

  • Note: 3 sur 5
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