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Le mystère Roland-Garros

Auger-Aliassime tentera de gagner le premier match de sa carrière sur l’ocre de Paris

SPAIN-ATP
Photo d'archives Félix Auger-Aliassime lors de son duel contre Frances Tiafoe à Barcelone le 22 avril dernier.

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Si Félix Auger-Aliassime vainc le qualifié Péruvien Juan Pablo Varillas, il réussira une première dans sa carrière. Même si son palmarès est éloquent, du haut de ses 21 ans, jamais le Québécois n’a à ce jour remporté un match dans le grand tableau de Roland-Garros.  

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Le mystère Roland-Garros, Félix lui-même ne comprend pas pourquoi il a encore été incapable de le percer.

Évidemment, l’échantillon est mince. Blessé en 2019, le jeune joueur avait été forcé de faire l’impasse sur le tournoi avant même de pouvoir y disputer sa première rencontre. 

Rien contre Paris

L’année suivante, il a trébuché d’entrée devant l’Italien Andreas Seppi, alors classé 98e au monde. Puis, en 2021, la fierté de L’Ancienne-Lorette a été battue par le Japonais Yoshihito Nishioka, 52e à ce moment. 

« Ce n’est rien vis-à-vis le tournoi ! La chance ne m’a jamais souri les dernières fois. Mais ce n’est pas juste la chance : je n’avais pas produit un niveau de jeu suffisant pour gagner ces matchs », a soulevé le neuvième favori, rencontré vendredi à Paris.

Un autre joueur

La troisième fois devrait être la bonne, croit Félix qui, au moment de l’entrevue, ne savait pas encore sur quel qualifié il tomberait d’entrée de jeu. 

Pour appuyer ses dires, le Québécois rappelle qu’il progresse d’année en année et qu’il est aujourd’hui « un autre joueur ». 

« Ça se connecte à tous les tournois que je vais jouer, pointe Auger-Aliassime. Je suis un autre joueur, donc à chaque événement auquel je participe, je pense que je peux faire mieux que l’année précédente. Ça s’applique ici aussi. »

Certes, avec son service puissant qui constitue sa principale arme, la lente terre battue n’est pas la surface qui sied le mieux à son jeu. 

Malgré cela, Félix a connu de beaux succès sur l’ocre depuis ses débuts professionnels. Et particulièrement au cours des dernières semaines, où il a atteint les quarts de finale aux Masters 1000 de Madrid et de Rome. 

Djokovic, prise 2 

En Italie, c’est un certain Novak Djokovic, numéro 1 mondial, qui a stoppé son beau parcours. 

Au terme de cette rencontre, conclue en deux manches serrées de 7-5 et 7-6 (1), le Serbe avait vanté non seulement le service de son jeune rival, mais également son jeu complet et ses capacités de « retourneur », un jeu auquel Djokovic excelle lui-même. 

« Ce fut quand même un bon match, s’est réjoui Auger-Aliassime. [Novak] a été très bon, il a été le champion qu’il est quand il le fallait. »

« Il y a des moments où j’ai bien retourné, on a eu de bons échanges. Ce sont des choses encourageantes, a-t-il analysé. C’est bien d’avoir pu tester mon jeu contre lui. Je serais curieux de voir ce que je pourrais faire si j’ai à jouer de nouveau contre lui cette année. »

Dans la bonne direction

Après cette tournée sur terre battue positive, Félix estime que son « jeu va dans la bonne direction ». 

« Je joue comme je peux jouer, pointe-t-il. Je me sens en confiance par rapport à ce que j’ai produit dans les dernières semaines. Cette année, la tournée sur terre battue a été meilleure que dans les dernières saisons et c’est ce que je cherche, m’améliorer. » 

Bien sûr, et son passé à Paris l’a prouvé, le classement d’un adversaire n’est pas garant de victoire pour le Québécois.

Mais face à Varillas, 122e mondial à 26 ans, la porte semble grande ouverte pour résoudre le mystère Roland-Garros. 

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