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Variole du singe: 5 cas confirmés, l’envoi de vaccins envisagé au Québec

Variole du singe: 5 cas confirmés, l’envoi de vaccins envisagé au Québec
Capture d'écran TVA Nouvelles

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Ottawa n’écarte pas l’idée d’envoyer des vaccins au Québec face à l’émergence de cas de la variole du singe dans la province.

• À lire aussi: Deux premiers cas de variole du singe confirmés au Québec

La santé publique du Canada a affirmé vendredi que cinq cas de la variole du singe ont été confirmés au Québec.

Une vingtaine d’autres cas feraient l'objet d'une enquête dans la province, d’après le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Cette information a été confirmée au niveau fédéral, qui suit aussi quelques contacts en Colombie-Britannique.

«Nous avons des échantillons des cas canadiens qui sont en cours d’enquête, qui sont envoyés au laboratoire biologique national à des fins de diagnostic et de vérification», a indiqué en point de presse l’administratrice en chef de l’Agence de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam.

Cette souche proviendrait de l’Afrique de l’Ouest dans d’autres pays où l’infection a été détectée, mais l’origine au Canada demeure encore inconnue, selon la Dre Tam.

«Peu de ces cas sont liés à un voyage en Afrique, là où on observe habituellement la maladie, c’est donc inhabituel», a-t-elle mentionné.

Bien que la variole est une maladie éradiquée depuis 1980 grâce à des campagnes de vaccination, des souches sont toujours présentes en laboratoire pour prévenir toute propagation de ce virus.

«On a quelques doses et on discute actuellement avec la province de Québec de la possibilité de l’utilisation [du vaccin]», a précisé le Dr Howard Njoo, sous-administrateur en chef de l’Agence de la santé publique du Canada.

Si le virus se propage principalement par contact étroit, la santé publique fédérale a souligné qu’il se peut qu’il y ait une nouvelle forme de transmission.

«Je pense que le risque général pour la population est faible», a tout de même soutenu le Dr Njoo.

Québec déjà en action

Près de 17 cas suspects de la maladie sont actuellement surveillés dans la région du Grand Montréal.

«On voit que c’est très limité dans le nombre de cas, la contagiosité est très différente de ce qu’on a vécu avec d’autres virus comme la COVID. [...] C’est sûr qu’on va suivre ça de très proche», a déclaré le ministre de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Christian Dubé, en entrevue vendredi matin à LCN.

Son ministère a d’ailleurs avancé qu’il est en action «sur les questions de disponibilité ou de commandes des vaccins contre la variole avec ses homologues du fédéral».

«Il y a eu des échanges entre le MSSS et l’Agence de la santé publique du Canada afin de clarifier des éléments d’importance tels que le vaccin à privilégier, les indications et recommandations pour ce vaccin, les contre-indications, qui peut utiliser ce vaccin et sous quelle forme de consentement», a assuré par courriel Marjorie Larouche, porte-parole du MSSS.

Rappelons que la variole du singe ou simienne a été observée pour la première fois chez l’humain en République du Congo en 1970, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS).